Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 13:47

LE MONDE DE DEMAIN

 

Depuis la nuit des temps l’Humanité s’est interrogée sur les raisons de son existence sur terre et sur son devenir. Bon nombre de philosophes, d’ethnologues, de physiciens et d’archéologues se sont penchés sur le mystère de la vie et de la mort sans en déflorer le moindre secret. Les croyances et les religions sont légions mais aucune n’explique pourquoi nous devons mourir et disparaître de la planète comme si nous n’avions jamais existé. On palabre et on écrit sur les mystères de l’Atlantide ou encore sur la venue des extraterrestres sur terre il y aurait trois mille ans. Les statues de l’Ile de Pâques nous interpellent et Jésus-Christ fait toujours parler de lui aux quatre coins du monde. Forts de nos découvertes technologiques, nous nous lançons à la conquête de l’espace sans en connaître ses limites et tout en ignorant encore les secrets des abysses du fond des océans.

 

Nous avons donné tout pouvoir à l’argent dont nous connaissons maintenant ses dangers et ses limites. Les idéologies et les guerres se sont succédées mais sans qu’aucune politique ne réussisse à améliorer la condition humaine. A l’heure ou l’on célèbre les vingt ans de la chute du mur de Berlin on trouve encore le moyen de spéculer sur ce symbole. Parce que nous possédons la parole, nous pensons dominer les autres espèces mais nous ne sommes que fétu de paille entre les pattes d’un fauve. Parce que nous avons les moyens d’exploiter la nature, nous pensons la maîtriser mais lorsqu’elle reprend ses droits nous sommes balayés comme des fourmis par un « sunami » ou autre cataclysme. Pourquoi tant d’arrogance quand on sait que nous ne sommes que des mortels et que l'on est incapable de nous aimer le peu de temps que nous avons à vivre ensemble sur cette terre ?

 

Tout ceci n’aurait aucun sens si la vie n’était qu’un gag ou une illusion ! Seulement voilà, il y a les vivants et les morts, le bien et le mal, l’amour et la haine et des valeurs incontestablement bénéfiques pour notre santé morale, mentale, psychique et physique qui peuvent atténuer les souffrances de nos frères humains. L’Amour est bien sûr la plus fondamentale des valeurs car elle est l’essence même de la vie et elle est éternelle. A elle seule, elle pourrait donner un sens à notre vie et à notre mort parce qu’elle demeure dans nos cœurs même après la mort d’un être cher. Mais il serait naïf, voire utopique, de penser que l’on pourrait vivre dans un monde qui ne serait fait que d’amour et de bonheur. Ce serait même « contre nature » car tout sur terre a son contraire. Cela fait partie de l’équilibre naturel. 

 

Nous tous poètes artistes, mais aussi hommes et femmes de bonne volonté, nous sommes là pour faire pencher la balance du bon côté. Nous sommes là pour montrer le chemin de l’espérance. Par la seule force de notre amour et de notre passion pour l’art et le verbe, nous pouvons faire reculer les égoïsmes et les haines. Nous avons un message à faire entendre, un message de tolérance d’amour et de paix.

 

Nous ne sommes pas que des rêveurs et, quand bien même nous le serions, nous rêvons d’un monde meilleur. Le rêve et l’imagination sont à l’origine de toutes créations. Alors rêvons de reconstruire ce monde pour nous-mêmes et nos enfants. Ne leur laissons pas cet héritage où la loi de l’argent est toujours la meilleur. Nous avons pu constater récemment combien cette valeur était « peu fiable » ! Faisons en sorte que de ces cendres renaisse un monde nouveau. Contre les lois martiales promulguons la seule loi qui vaille, la loi de l’amour.

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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 13:42

L’ART ET LA NATURE EN DANGER DE MORT ! 

 

Pourquoi l’Art a t’il été « dénaturé » à une certaine époque ? On a vu qu’à la Renaissance, les règles de la perspective ont été codifiées. C’est alors que l’on voit apparaître des mouvements artistiques, comme le Classicisme, qui respectent ces règles. Les images dites « impossibles » n’ont pas pu exister avant la Renaissance, ni donc pendant. Pourquoi le XX ème siècle a vu se développer des images « impossibles » ? C’est tout simplement par une volonté de choquer. Avec la montée de l’individualisme, on veut avant tout se distraire et on rejette les règles de l’Art. Les images dites impossibles « amusent la galerie » et elles sont donc remarquées et appréciées.

 

Au tout début de ces « déformations volontaires » de la nature, on voit apparaître le mouvement cubiste. Nous sommes en 1907 et des artistes tels que Georges BRAQUE ou Pablo PICASSO ne respectent plus la réalité ni les règles fondamentales du dessin. Ce qui compte avant tout pour eux est de choquer ! Ce sont « les années folles » ! Après la première guerre mondiale, les gens veulent s’amuser et surtout s’éloigner de la réalité qui leur paraît horrible, car la guerre a marqué les esprits.

 

Pourtant les règles de l’Art, fondées par d’éminents scientifiques et des artistes de haut niveau, existent et demeurent. Elles ne peuvent pas être balayées par une poignée de spéculateurs. Revenons à cette magnifique « invention » qu’est notre perspective actuelle, celle inventée à Florence entre 1420 et 1450. A l’époque, Venise est complètement éloignée de ces codes car c’est une ville gothique. Pisanello, le grand peintre gothique international du nord de l’Italie est un peintre de cour qui ne fait aucun espace en « perspective centralisée ». Quant aux gens de Sienne, ils ne comprennent pas vraiment ou plutôt ne s’intéressent pas et ne veulent pas entendre parler de cette perspective « mono focale ». Il leur faudra beaucoup de temps pour l’admettre mais le monde entier l’admettra par la suite.

 

C’est donc à Florence que tout a commencé, mais pourquoi à un certain moment et à une certaine époque ce milieu artistique arrive à proposer et à faire accepter un modèle pout tous ? Il faut savoir qu’à cette époque, Florence était un centre de cartographie et que la perspective et la cartographie sont fortement liées. On sait, par exemple, qu’un médecin qui s’appelait Paolo Toscanelli et qui était auteur d’un traité de perspective avait écrit à Christophe Colomb à partir de réflexions cartographiques pour lui dire qu’il ferait mieux d’aller voir à l’ouest s’il se passait quelque chose.

 

Mais cela n’explique pas pourquoi Florence va devenir la ville de la « perspective centralisée », celle que l’on connaît tous. On pense que l’une des données historiques importantes est le rôle politique de Côme l’Ancien qui rentre d’exil en 1434 et qui va organiser le pouvoir en faveur de la famille des Médicis. Il a, à ce moment là, un grand ennemi qui l’a envoyé en exil et qui est le citoyen le plus riche de Florence. Il s’appelle Palla Strozzi et il est issu d’une grande famille florentine ennemie des Médicis. Un palais de la ville porte son nom et il a fait peindre en 1425 « l’Adoration des Mages » par Gentile da Fabriano qui est le peintre gothique international à l’époque. Sa peinture est donc très luxueuse, avec de l’or et du relief. En choisissant ce peintre Palla Strozzi prouvait qu’il était le plus riche de Florence mais qu’il était aussi digne d’une cour, puisque le Gothique international est alors un « art de cour ».

 

Côme l’Ancien, reprenant le pouvoir, ne peut pas choisir cette forme d’art et il doit politiquement prendre le contre-pied. Il choisit donc un art sobre inspiré par la « toscanità », l’aspect toscan, c’est à dire un retour à Giotto l’architecte. Côme choisit ce style pour représenter la tradition de la ville de Florence. On pense donc qu’à un niveau de chronologie historique, le succès de cette perspective à Florence est lié intimement à une opération politique de représentation du pouvoir des Médicis par le biais d’une forme de peinture dont le principe presque moral est celui de la Société et de la République.

 

Léonard de Vinci, qui était pourtant réfractaire, jouera plus tard un rôle important pour faire admettre qu’il est contradictoire de mettre la même figure plusieurs fois dans un même lieu. Il considère, à la fin du siècle, que la peinture doit avoir une unité alors que Filippo Lippi inscrivait trois épisodes successifs de la Bible sur une même fresque. Léonard de Vinci, fervent admirateur d’Alberti, démontre ses capacités en perspective mais va ensuite les rejeter. Dans la Cène, à Santa Maria delle Grazie où le plafond est construit dans une perspective parfaite, la table des apôtres et le Christ sont en avant de cette perspective. Après cette œuvre, Léonard ne peindra plus jamais une seule « perspective géométrique ».

 

La « perspective centralisée », inventée à l’époque de la Renaissance italienne, mais bien d’autres règles en dessin et peinture comme le « nombre d’or » sont basées sur l’observation de la nature depuis la plus haute Antiquité. La théorie des couleurs, qui n’est autre que l’observation de l’arc-en-ciel en quelque sorte, a été démontrée par des physiciens tels que Newton et Tyndall, ainsi que par le chimiste Chevreul. On ne peut déroger à ces règles sans être « contre nature » et donc insensé, de même que l’on ne peut défier ses lois sans qu’elle ne reprenne ses droits. Nous savons bien que ne pas respecter la nature c’est aller au devant de désastres incommensurables. Nous savons aussi que nous pouvons tout puiser en elle mais en la respectant et en l’aimant. Les gens de la terre, les éleveurs et les agriculteurs le constatent au quotidien. 

  

Pour ma part, je peins avec le cœur parce que la Terre est belle. « Quand une étoile s’éteint, elle n’éteint pas le ciel ». Quand un artiste meurt son œuvre demeure ! C’est pourquoi  je pense que notre mission première, en tant qu’artiste, est de rendre hommage à notre Terre, un hommage à la vie et à la nature en témoignage de ce que nous vivons et où nous vivons et lorsque nous avons la chance de vivre dans des endroits magnifiques ou de visiter des régions non détruites et non polluées par l’homme, mais aussi de rencontrer des gens avec une grandeur d’âme incomparable. A quoi bon peindre ou mettre en musique le chaos ? Laissons cela aux reporters ! Ils le font beaucoup mieux que nous, car leur métier est de rapporter des images toujours plus choquantes hélas ! Le rôle et le devoir d’un artiste est au contraire de montrer la beauté, pas le malheur et la désolation !

 

Je suis en recherche constante de nouveaux effets de couleurs et de lumière mais, avant tout, je veux être le témoin de notre temps à l’instar des peintres impressionnistes qui nous ont laissé des œuvres vibrantes d’ambiances et de couleurs de leur époque. J’aime la couleur parce qu’elle n’existe pas sans la lumière et la lumière est source de vie. Nous avons la chance de vivre sur une belle planète, certes en danger, mais encore belle et si les impressionnistes semblent « rétros » de nos jours c’est parce que nous nous éloignons de l’essentiel pour développer une technologie toujours plus dévorante. Nous ne respectons plus la Nature comme il se doit. Notre temps lui fait offense pour satisfaire des besoins immédiats sans penser au lendemain. Pourtant, si le soleil est notre père céleste, la Terre est notre mère nourricière.

 

Je suis moi-même un peintre « contemporain », certes par définition, mais je veux être un peintre de la nature avant tout.  Je peins « ma Terre » en l’interprétant comme je la ressens parce que je l’aime et que je vis en osmose avec elle. C’est elle qui m’a donné la vie et sur laquelle je vis. Je ne crois pas aux « élucubrations délirantes » des peintres qui déforment la nature en se disant « modernes. ». Interpréter la nature ne signifie pas la déformer et être « contemporain » ne signifie pas être « contre nature ». Accepter cette idée au nom de « l’Art moderne », c’est faire abnégation de soi-même et rejeter le monde dans lequel nous vivons pour un monde fictif et sans lendemain.    

 

Je ne suis heureusement pas le seul à penser à l’avenir de notre Terre, à l’aimer et à la défendre. Membre de la Fondation Nicolas HULOT, je peux dire que nous sommes déjà des milliers mais plus nous serons nombreux et mieux cela vaudra. Plusieurs artistes et amis comme l’aquarelliste Corinne POPLIMONT, Charles AZNAVOUR, Hugues AUFRAY et bien d’autres membres et ambassadeurs de la Fondation Nicolas HULOT militent aussi pour sa protection et pour la mettre en valeur autant que faire se peut. Unissons-nous dans ce combat qui peut paraître utopique mais qui en vaut la peine.

 

« C’est ma Terre » ! C’est notre Terre ! Protégeons là ! Défendons là ! Ne nous laissons pas galvaniser par des mouvements « artistiques » contraires. J’appelle tous les artistes à défendre ces valeurs au nom de l’Art et de la protection de la Nature, par amour pour l’Art, pour la vie et pour notre planète !

 

Comme vous le savez, les artistes que je vous présente le sont pour la beauté de leur travail et de leur talent mais aussi par leur amour de la vie et de la Nature, leur humanité et leur grandeur d’âme. C’est en cela qu’ils sont de véritables artistes. Leur sensibilité nous offre des œuvres d’une qualité remarquable, exceptionnelle et incomparable qui ne nous laissent pas indifférents. Je ne tiens pas compte de leur cotation sur le marché de l’Art et encore moins de mes opinions personnelles ou des mes affinités, voire de mes amitiés, comme le font la plupart des galeries et des salons de notre région qui ont contribué à mettre en place un sectarisme ainsi qu’une attitude spéculative et concurrentielle que je déplore, que je trouve très injuste mais que je ne cesserai de dénoncer et que je vous invite à combattre. Autant que possible, j’essaie d’être objectif et de mentionner les artistes dont les œuvres me touchent profondément. Leurs œuvres « me parlent » et me transcendent par des vibrations que je ressens et qui me donne envie d’écrire. Si je suis sélectif, c’est parce que certains artistes m’inspirent plus que d’autres et pour aucune autre raison.  

 

 

DAOUD

J’ai rencontré récemment le Peintre DAOUD et j’ai été subjugué par son œuvre atypique et envoutante. Sa peinture peut être qualifiée de mystique, mais elle est avant tout d’un lyrisme à couper le souffle ! L’univers de DAOUD est un univers où nous entrons à pas feutré, où le sacré côtoie l’irrationnel et où les chants grégoriens résonnent à nos oreilles. Chaque œuvre suscite un intense moment de recueillement comme on le ferait dans une église devant chaque représentation du chemin de croix. Ce n’est pas par hasard, car DAOUD est passionné de musique sacrée et travaille en musique : « Je travaille beaucoup en musique, surtout au moment de la concentration avant de passer à l’acte. Je visualise mentalement des scènes entières et lorsque je commence réellement un tableau, celui-ci est construit dans ma tête. Je n’ai plus qu’à le réaliser » dit-il, d’une voix suave.

 

Véritable peinture lyrique et symphonique, nous ressentons les vibrations et les harmonies de cette musique devant ses œuvres en même temps qu’une atmosphère monacale qui nous emmène droit vers le Divin, mais la peinture n’est-elle pas divine ? DAOUD en a la certitude : « La peinture, c’est fait pour bâtir quelque chose, pas pour détruire. J’ai toujours considéré que l’Art relevait du religieux et j’ai une grande foi dans le Beau qui élève l’homme. La mission du peintre doit être de montrer aux autres la beauté du monde, pas uniquement la beauté au sens traditionnel du terme mais aussi la grandeur de l’homme ou sa misère… entre Eros et Thanatos en quelque sorte ».

 

DAOUD est né au Liban. Il s’installe en France après les guerres successives que l’on connaît. A l’âge de quatorze ans il sent naître en lui une vocation, un appel qui le fera croire au destin. Il dit : « Dans le domaine artistique, il n’y a pas de hasard. Pour moi, le destin s’appelait peinture ». Il entre aux Beaux-Arts comme on entre en religion et va recevoir la « bénédiction » de Charles Auffret qui a lui-même été formé par des disciples de Rodin.

 

La peinture de DAOUD est vraiment exceptionnelle et intemporelle. Il fait partie, à mon avis, des plus grands peintres de notre temps et s’inscrit totalement dans un registre que je nommerais « les sauveurs de l’Art et de la Nature ». Bien qu’il ait une certaine notoriété, il n’a pas celle qu’il mérite et il incarne tout ce que je dénonce dans mes critiques. Il dit lui-même : « L’artiste est prédestiné à tenir son rôle qui consiste à lutter contre le chaos et la folie des hommes. Heureusement qu’il existe, sinon les hommes détruiraient tout, alors que la nature leur atout donné », puis il ajoute, afin de ne pas être trop pessimiste : « Mon travail est en rapport avec l’Homme en quête d’espoir et d’amour de vivre, face au chaos et à l’absurdité de l’indifférence qui tue. C’est pour cela que j’aime tant la musique de Haendel. Elle me correspond et elle est en osmose complète avec ce que je fais ».

 

Dans l’œuvre de DAOUD qui compte plus d’un millier de tableaux, couleurs froides et couleurs chaudes se marient agréablement dans une harmonie parfaite avec des « forte » et des « moderato », comme dans une œuvre musicale. Chaque touche est une note de musique au vibrato intense. Les clairs-obscurs jouent agréablement avec des ombres portées impressionnantes et mystérieuses.

 

Habitant Marines, dans le Val d’Oise, DAOUD vous ouvre son atelier sur rendez-vous. Vous pouvez contacter son agent artistique Yolande Languerand en lui téléphonant au 06 60 28 37 80 ou par e-mail : languerand.yoland@gmail.com. DAOUD a exposé en 2010 à la Galerie La Source 4, rue de la Source 21121 Fontaine-lès-Dijon et à la Salle Louis Lemaire de Parmain Place Georges Clémenceau 95620 Parmain.

 

 

Nicole DE FOMMERVAULT

Nicole DE FOMMERVAULT a commencé son métier d’artiste par le dessin. L’observation des volumes du corps humain et, bien sûr, ses proportions la fascine. Sa mémoire visuelle mais aussi son sens de l’esthétisme vont lui donner un talent irréprochable pour exécuter d’instinct des personnages sortis tout droit de son imaginaire. Sauf pour certains portraits, elle ne leur donne pas d’identité et laisse planer un certain mystère dans les visages.

 

Les personnages de Nicole DE FOMMERVAULT sortent aussi de la matière qu’elle aime travailler avec amour. Ayant rencontré le sculpteur Claude Bouscau au cours de ses études artistiques, elle a conservé ce goût pour les arts plastiques que l’on devine dans ses toiles.

 

Nicole DE FOMMERVAULT était invitée d’honneur au 54 ème Salon des Arts de Taverny où elle expose depuis plusieurs années, mais elle ne compte plus ses distinctions, ses prix et ses médailles glanés au cours de ses nombreuses expositions. Ses couleurs chaudes et sa féminité nous réchauffent l’âme et le cœur car elle est avant tout un peintre humaniste. Elle aime les gens et la vie et nous le ressentons bien à travers son art.   

   

   

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine chronique à la découverte de talents connus et reconnus, mais aussi méconnus ou inconnus et parfois même « cachés », pour que vive l’Art et les artistes qui ont autant besoin de reconnaissance que nos amis Poètes qui constituent eux aussi, par le verbe et l’écriture, une puissance salvatrice face à notre monde violent et impitoyable ou « la raison du plus fort est toujours la meilleurs » et où la loi de l’argent règne  en « Seigneur et Maître. ».

 

 

Les personnes qui seraient intéressées par des cours de dessin et peinture, histoire de l’Art… peuvent s'adresser à M. Daniel KATOLA, Président du Foyer Rural de SANTEUIL, en téléphonant au 01. 30.39.78.51 ou bien par courriel : danikatola@Yahoo.fr

 

Je vous recommande aussi mon ouvrage : « LES SECRETS DU DESSIN ET DE LA PEINTURE » que vous pouvez commander en librairie ou sur www.manuscrit.com et également sur mon site : www.jmrives-peintre.odexpo.com

 

 

 

 

Publié dans : CHRONIQUE ARTISTIQUE de Jean-Marc RIVES - Communauté : CULTURE
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 11:10

HARO SUR L’IMPOSTURE !

 

Dans mes précédentes chroniques, j’ai voulu mettre l’accent sur les prédispositions que nous avons tous pour le dessin dès la petite enfance et sur la manière de les mettre en exergue en y apportant notre touche personnelle pour exprimer notre ressenti et notre regard sur la vie. J’ai voulu aussi souligner l’importance de l’art figuratif et dénoncer le fait qu’au nom de je ne sais quelles doctrines certains salons refusent des œuvres d’une qualité remarquable par simple subjectivité et par un « modernisme absurde », en m’insurgeant au nom de la « liberté d’expression » contre ce type de pratiques que des jurys incompétents promulguent sans vergogne dans certaines communes.

 

De même, je veux dénoncer aussi certaines galeries qui n’exposent que des peintres aux énormes cotes sur le marché de l’art, dans un but uniquement mercantile et spéculatif, au détriment d’artistes peu connus, afin de se « remplir les poches » au passage, en prélevant un pourcentage non négligeable, sans penser que leur rôle est avant tout de promouvoir l’art !

 

Je veux m’insurger également contre l’amalgame que l’on fait de toutes manifestations spectaculaires en galvaudant le mot « art » ! Il existe plusieurs formes d’art que l’on compte au nombre de huit, en y ajoutant l’art culinaire, mais il y en a certaines qui n’en sont pas et je suis surpris de constater que celles-ci s’exposent avec plus de facilité qu’un travail artistique véritablement accompli. La raison est que les médias peuvent manipuler l’opinion publique. Je veux parler du « grand publique » car les connaisseurs ne s’y trompent pas. Mais les médias ne sont pas seuls responsables de cette dégradation de l’art. Beaucoup d’organisateurs désireux de se distinguer et de « se rendre intéressants » n’hésitent pas à promulguer une forme d’art qui n’en est pas.  

 

Pour comprendre, il suffit de se reporter à la définition de l’art. Qu’est-ce que l’art ? : «Toute activité, toute conduite considérée comme un ensemble de règles, de méthodes à observer » ou encore : « Expression par des créations humaines d'un idéal esthétique », sachant que la définition de l’esthétisme est une « attitude tournée vers le raffinement et la beauté ».

 

Voyons aussi ce que l’on appelle « anti-art » :

 

Anti-art

Nom masculin et adjectif invariable

·      Se dit d'une activité para artistique ne visant pas, en principe, à la création d'œuvres, mais cherchant à miner le fonctionnement traditionnel de l'art. (Ready-mades de M. Duchamp ; mouvement dada et ses divers prolongements.)

Comme je l’ai dit précédemment, nous mettons l’art à « toutes les sauces » ! Si l’art est un mode d’expression, tous les modes d’expression ne sont pas de l’art et j’en veux pour preuve le fait de se « torcher le derrière » avec le drapeau français ! Cela ne peut pas être considéré comme de l’art, même si les textes législatifs ne prévoient aucune sanction au nom de la « liberté d’expression » ! Ce personnage énigmatique que vous avez peut-être vu aussi à la télévision être diffusé alors que de très grands artistes restent dans l’ombre. C’est une véritable honte ! Faut-il de nos jours être provocateur et choquer les esprits au nom de « l’art moderne » ! Certes non ! Les médias en font leurs « choux gras », mais l’art est dévalorisé, sali par quelques énergumènes sans foi ni loi qui font fi de l’esthétisme et de la beauté de l’âme humaine. Au risque de me répéter, mon cœur souffre et je trouve inconvenant aussi de mettre des murs à disposition de tagueurs, en centre ville, pour que ces « énergumènes » puissent « s’exprimer librement » ! Je dirais plutôt pour qu’ils puissent « se défouler » avec des bombes aérosols au détriment de lieux publiques et des personnes qui les fréquentent. J’ai entendu récemment dans les médias que ces « amuseurs » comparaient leur « peinture » aux fresques de Léonard de Vinci « modernisées » ! De qui se moque-t-on ? On voudrait faire croire que les tagueurs sont des artistes ?

Comme vous savez, Je suis pour la liberté d’expression mais « appelons un chat un chat » et ne parlons pas d’art quand il s’agit d’imposer à tout venant des « élucubrations psychédéliques » en guise « d’art moderne » ! Il faut cependant reconnaître qu’il existe parmi les tagueurs de véritables créateurs mais ils ne sont pas à leur place car leur graphisme s’apparente beaucoup plus à de la « BD » qu’à de vulgaires graffitis, ou même à des fresques rocambolesques ! Je laisse donc aux Experts en œuvres d’art le soin d’en juger et aux Editeurs le soin de recruter ces « artistes en herbe ».

On ne peut pas mélanger tous les genres sur un mur public ni faire un étalage de dessins délirants sous le nom d’« art contemporain » avec une telle désinvolture et sans tomber dans le ridicule. C’est une injure faite aux artistes véritables qui, eux, travaillent dans leur atelier pour présenter des oeuvres raisonnées, équilibrées et de qualité.

Force est de constater qu’un bon nombre de valeurs ont été balayées par des grands mouvements révolutionnaires, dans tous les domaines et dans tous les pays ou presque, mais que restera t’il de notre civilisation si nous ne conservons pas un minimum de dignité et de respect de la personne humaine ? Notre téléviseur diffuse chaque jour des horreurs… seules la connaissance, la culture et l’amour donnent un sens à notre vie. Ces horreurs ont été banalisées par les journaux télévisés. Heureusement, certaines chaînes de télévision, certaines revues et certaines associations comme « POESIE EN VEXIN » diffusent encore ces valeurs que certains trouvent peut être « ringardes » et même parfois « inutiles » mais qui sont pourtant le propre de l’Homme car elles nous apportent un souffle de vie et non un vent de mort !

En tant que chroniqueur et critique, je vous ai jusqu’à présent « dressé le portrait » de véritables artistes à mon sens, que j’affectionne pour leur talent et leur grandeur d’âme. Cependant, mon rôle est aussi d’émettre un avis défavorable et de mettre l’accent sur les « impostures manifestes » qui malheureusement causent beaucoup de tort aux artistes véritables car elles foisonnent comme des mauvaises herbes dans un jardin d’Eden en venant étouffer les grandes créations de ce monde, tout en galvaudant le mot « ART » ! Les connaisseurs ne s’y trompent guère, mais les profanes pensent que les artistes sont tous des gens « hors normes » pour ne pas dire des « illuminés », voire même des « parias de la société » ! Il n’en est rien ! Les artistes sont des créateurs qui ont un regard différent, avec une sensibilité et une âme authentique qui vibrent au contact de la nature. Ils ont gardé toute la candeur et la pureté de leur enfance mais ne sont pas pour autant naïfs.

Je n’aime pas faire de critiques acerbes, c’est pourquoi je ne présente pas et ne présenterai pas dans cette chronique ces soi-disant « artistes contemporains » qui sous le couvert d’un certain « modernisme » nous présentent des abominations ! Nous en avons assez des horreurs ! Nous voulons du beau ! de l’harmonie ! de l’esthétisme ! Je ne suis pas le seul à penser cela et je revendique ce droit à l’esthétisme ! Nous en avons tant besoin ! Les jurys des Salons « d’Art Contemporain » devraient exercer davantage leur pouvoir pour déterminer ce qui est de l’art et ce qui n’en est pas, ce qui est beau et ce qui est laid. C’est là leur vocation première ! Encore faudrait-il qu’ils en aient les compétences, ce qui est loin d’être le cas pour certains d’entre eux si l’on considère ce qu’ils exposent. Je pense que ces jurys devraient incorporer d’ailleurs, au sein de leur groupe, des experts en œuvres d’art ou bien des professionnels de l’art et ne pas se contenter de vagues appréciations ou supputations arbitraires faites par des « amateurs », au sens le plus péjoratif du terme ! 

Contrairement à ce que pensent la plupart des gens, on ne s’improvise pas « artiste » sous le prétexte de « fabriquer n’importe quoi » et dans le seul but de se distinguer des autres ou de choquer. L’artiste se distingue par son génie créateur mais aussi par sa science du beau et de l’esthétisme. L’artiste conçoit des œuvres « raisonnées », inspirées par son sujet et traduites par sa personnalité mais aussi par son savoir et son regard sur le monde. On y retrouve tout son sens de la composition, de l’équilibre, de l’harmonie et bien d’autres connaissances techniques indispensables pour toutes créations, qu’elles soient picturales, musicales ou littéraires, sans oublier un solide bagage culturel mais aussi une âme... une âme sensible et belle qui nous ouvre les portes sur un certain « paradis artificiel » sans stupéfiants ou autres drogues. L’Artiste nous donne le plaisir d’exister tout simplement et rend la vie plus belle encore  par le biais de ses œuvres qui transcendent sa sensibilité et son esprit créatif. L’artiste n’est jamais véritablement accompli car il recherche sans cesse la perfection. Sa démarche s’inscrit dans la recherche de la beauté suprême, comme on recherche le bonheur. Il est toujours en quête de créations sublimant la nature. Quoi de plus beau qu’une jolie femme dans sa nudité absolue ? Quoi de plus beau qu’un paysage ensoleillé dans sa quiétude suprême ? Quoi de plus beau qu’un animal dans sa splendide plastique ? Quoi de plus touchant et émouvant qu’une belle œuvre musicale ou cinématographique ? Loin des « délires psychédéliques » outranciers, l’artiste est un « interprète de la vie » et de la nature, avec une sensibilité qui lui est propre et surtout l’amour du Beau. Si un certain Michael Jackson a eu un tel succès avec son clip vidéo « Thriller », ce n’est pas pour nous avoir présenté des horreurs mais c’est surtout pour la beauté des ses chorégraphies qui représentaient un travail considérable. « Thriller » était un hymne à la vie avec le contraste de la mort qui plane sur chacun de nous et il suffit de regarder ses autres clips vidéo pour  s’apercevoir que cet artiste au grand cœur aimait la vie et aimait les autres par-dessus tout.  

Comment peut-on se prétendre « artiste » lorsque l’on offense la nature ? Comment peut-on se prétendre « artiste » lorsque l’on veut faire rentrer des carrés dans des ronds ? Toute forme ronde est harmonieuse parce que la nature est ronde. Le carré est une invention de l’Homme qui n’a rien d’harmonieux par lui-même ! Imaginez une jolie femme carrée ou un cheval carré… Imaginez un fruit ou un légume carré… Imaginez notre planète carrée ! C’est inconcevable et pourtant, c’est ce que ce soi-disant « art contemporain » nous propose ! Je devrais dire « nous impose » ! Picasso lui-même nous a proposé des formes cubiques pour se distinguer des autres peintres et pouvoir vendre ses oeuvres.  ! C’est de « l’anti-art » mais on y croit et on spécule sur ces « déformations de la nature » au nom d’une « nouvelle forme d’art » ! C’est ainsi que l’art a chu lamentablement ! De même que nous avons « l’or dur » et « l’ordure », nous avons « l’art » et « l’anti-art » ! Ne nous y trompons pas… A nous de choisir entre « la vraie vie » et un « semblant de vie » ou l'art et un « semblant d’art » au nom d’un snobisme inconsidéré et débridé. Pour que le monde tourne rond… nous devrions boycotter ces « empêcheurs de tourner en rond ! »

Laissons les carrés aux architectes. Les formes angulaires ne doivent servir qu’à mettre en évidence les formes rondes, comme les architectures dans un paysage, et si l’architecture fait aussi partie des arts d’après Hegel, c’est parce que les « bons architectes » savent exploiter ces contrastes pour harmoniser les formes tout en tenant compte du « nombre d’or ». Arrêtons d’appeler « art » tout ce qui est créé par l’Homme sous le prétexte qu’il l’a fabriqué de ses mains. Les mains ne fabriquent pas forcement des choses belles. De même un artisan, aussi bon soit-il, ne peut pas être qualifié d’artiste bien qu’il fabrique des objets magnifiques, parce qu’une œuvre d’art est unique au monde. D’autre part, les dérivés du dessin tels que la mode, l’illustration ou encore la publicité peuvent être considérés comme de l’art mais la décoration n’en est pas. La publicité, elle-même, n’en est pas lorsqu’elle n’a pour but que celui de choquer les esprits. 

Ne confondons pas « élucubrations » avec création artistique ou encore « manufacture » avec artisanat. Sachons reconnaître la véritable expression artistique que nous livrent l’art et les artistes en sublimant la nature dont nous nous éloignons à grands pas, en provoquant des catastrophes écologiques sans précédent pour satisfaire notre soif de consommer davantage et en créant des horreurs au nom de « l’art contemporain » ! De même que nous bafouons l’écosystème, nous bafouons l’art !

Bien sûr, la nature doit être « interprétée » par l’artiste mais elle transcende sa personne pour aboutir à une œuvre d’art, elle doit demeurer l’unique source d’inspiration parce qu’elle est équilibre et harmonie. Le rythme de la nature fait partie de notre vie… le jour et la nuit, les marées montantes et descendantes, les battements du cœur... Ce rythme doit se retrouver aussi bien dans une composition musicale, littéraire ou poétique, mais aussi en peinture ou en sculpture. C’est là le secret de la réussite d’une œuvre d’art bien conçue. A quoi bon chercher des divagations contre nature  quand cette dernière nous offre une multitude de sujets et une harmonie parfaite ! L’imagination débordante de nos « artistes contemporains » ne remplacera jamais la beauté de notre planète sur laquelle nous avons la chance de vivre. D’ailleurs, les designers commencent à imiter la nature par la conception d’abris bus en forme d’arbres ou encore des tramways aux formes arrondies. Ils ont compris l’essentiel car plus nous nous éloignons de la nature, plus nous nous détruisons nous-même.    

Comme vous savez, les artistes que je vous présente sous cette rubrique le sont pour leur travail et leur talent mais aussi pour leur amour de la vie et de la Nature, pour leur humanité et leur grandeur d’âme. C’est en cela qu’ils sont de véritables artistes. Leur sensibilité nous offre des œuvres d’une qualité remarquable, exceptionnelle et incomparable qui ne nous laissent pas indifférents ni insensibles. Si je souhaite faire l’éloge de tous ces créateurs, c’est parce qu’ils ont le mérite de nous rendre la vie plus belle et plus sereine pour le plaisir des yeux et la tranquillité du cœur, tout en faisant vibrer notre âme. J’aime les artistes, les « vrais », ceux qui nous laissent une sensation de bonheur après avoir visité leur atelier ou appréhendé leur démarche. 

 

J’ai jeté mon dévolu, cette fois-ci, sur un mouvement artistique que l'on nomme « impressionnisme contemporain », mais aussi sur des artistes d’exception vivants ou disparus et des mouvements qui nous offrent des œuvres remarquables et magnifiques. Elles le sont, incontestablement, mais aussi résolument modernes sans être « anti-art » parce qu’elles sont harmonieuses et nous invitent à une féerie de lumières dans une farandole de couleurs et de beauté plastique qui nous font rêver !

 

Avant de vous les présenter, je voudrais rendre hommage aux organisateurs de l’exposition « L’impressionnisme au fil de la Seine » du musée de Giverny au printemps dernier. C’était une très bonne initiative. Pas moins d’une soixantaine d’œuvres retraçant la naissance et l’évolution de l’impressionnisme, de Renoir et Monet jusqu’à Matisse. Quel bonheur ce passage des saisons, ces activités fluviales et portuaires, ces loisirs des bords de Seine et ces villégiatures d’artistes ! C’était un véritable plongeon dans cette époque et, à propos de cette époque je vous invite aussi à plonger dans l’univers impressionniste en vous rendant au Château d’Auvers-sur-Oise pour ceux et celles d’entre vous qui ne l’auriez pas encore visité. On en ressort très ému. Un voyage dans le temps à ne pas manquer ! 

 

Francis MARECHAL

Francis MARECHAL est né en 1952 à BOURESCHES prêt de CHÂTEAU-THIERRY. Très jeune, il observe la nature et dévore les livres d’histoire. Il tombe alors amoureux des impressionnistes qui vont l’influencer dans sa propre démarche artistique. Il exécute beaucoup de croquis sur le motif et travaille aussi en atelier. Avant de se lancer sur la toile il doit au préalable «s’imprégner de  la Nature » comme il le dit lui-même.

Fréquentant des artistes confirmés, il s’inscrit aux Cours de Dessin et Peinture de CHÂTEAU-THIERRY pour perfectionner son art et va lui-même créer ses propres couleurs en mélangeant le bleu outremer avec une laque de Garance dont il se servira pour faire des effets de brume. Sa facture à la brosse est sobre et élégante. Il emploi particulièrement le rouge et le jaune, ce qui donne à son œuvre une intensité chaude mais il affectionne aussi les tons rompus et les  gris.

Francis MARECHAL est un homme d’une très grande sensibilité et générosité. Son ouverture d’esprit et sa grandeur d’âme le pousse irrésistiblement vers la Poésie que l’on retrouve aussi à travers ses œuvres que vous pouvez voir notamment à la Galerie AMALVY de Valence et que l’on a pu admirer, cette année, dans les Salons de l’Etoile de l’Hôtel Napoléon à Paris au mois d’avril.

 

Jean-Pierre DUBORD

Dessinateur chevronné, Jean-Pierre DUBORD est issu de l’Ecole de Rouen où il est né en 1949. Ses premières expositions ont conquis un publique averti et c’est maintenant à travers le Monde que ses toiles sont remarquées. Sa palette de blancs et de bleus nous offre des paysages marins d’une vibrante intensité de lumière.

Jean-Pierre DUBORD fait partie de ceux que l’on peut appeler « impressionnistes contemporains » car il sait traduire l’émotion du moment et sa facture à la brosse s’apparente à celle des peintres impressionnistes de l’époque. Si son sujet de prédilection est incontestablement la mer et ses environs, il ne se cantonne pas à exécuter que des marines mais nous transporte aussi dans d’autres lieux et nous offre d’autres sujets tels que des paysages de neige merveilleux.

Jean-Pierre DUBORD est un amoureux inconditionnel de la nature et de la vie dans son ensemble. « Bon vivant », Il vit dans une maison du 16ème siècle et possède une cave à vin impressionnante. On a pu voir ses œuvres à Paris, cette année, lors d’une exposition dans les Salons de l’Etoile, à Paris.   

  

Henri STENN

Henri STENN est décédé en 1993 à l’âge de 90 ans. Né à Bruges, c’est son père Charles VERBRUGGHE qui lui apprit  à peindre. Il prit un pseudonyme pour que l’on ne confonde pas ses œuvres avec celles de son père, d’autant que celui-ci retouchait souvent ses toiles.

Ce peintre au talent remarquable fréquentait la butte de Montmartre mais n’a jamais vraiment été un Peintre montmartrois. Sa technique et sa facture s’apparentaient beaucoup plus à celles des peintres impressionnistes. On a pu admirer ses œuvres, cette année, dans les Salons de l’Etoile à Paris et j’ai été subjugué par son talent et sa touche personnelle que l’on ne peut pas confondre avec celle de son père. La lumière qui se dégage de ses toiles est fulgurante et nous laisse pantois.

Je souhaite rendre un vibrant hommage à Henri STENN parce qu’il nous a laissé une œuvre remarquable, mais aussi parce que cet homme, d’une très grande simplicité et gentillesse, savait apprécier la nature à sa juste valeur.

 

Yvonne CLERGERIE

Yvonne CLERGERIE a été décorée de la Légion d’Honneur en 2003, entre autres distinctions. Femme sculpteur de grand talent, elle nous invite à découvrir un monde où le corps de la femme dénudée est sublimé à sa juste valeur. Ayant abandonné la peinture pour se consacrer uniquement à la sculpture, elle libère ses émotions charnelles sur le bois, la pierre, la terre ou le bronze depuis vingt ans.

Yvonne CLERGERIE met en évidence les volumes, déjà bien construits, par le truchement des ombres et des lumières. Ses dessins de femmes nues dégagent une sensualité pulpeuse. Pas de figurines longilignes mais des formes harmonieuses où la chair explose de sensualité. Mais ses sculptures nous apportent plus encore car l’artiste  nous livre sa passion du touché par le plaisir tactile de la matière.

Après des études d’arts appliqués, Yvonne CLERGERIE s’est orientée vers la peinture mais très vite, son désir de travailler la matière étant plus fort que tout, elle est devenue une femme sculpteur d’exception par son talent indéniable et son amour de la vie.   

   

Bernard GASSMANN

Bernard GASSMAN est né en 1942 à Strasbourg. Homme de l’Est, il va découvrir la Provence et depuis plus de cinquante ans, nous émerveillera par ses lumières et par son art figuratif incomparable. Doté d’une capacité d’observation décuplée par son amour de la nature, il va nous offrir une interprétation artistique propre à sa vision personnelle des paysages, des personnages ou des natures mortes.

Ses couleurs rougies par l’intensité de la chaleur ambiante s’embrasent sous les vibrations du feu intérieur qui le dévore. Ses peintures à l’huile sur toile sont étonnantes de vérité tant la quiétude et la sérénité qui s’en dégage nous font ressentir la chaleur pesante.

Bernard GASSMANN est un homme à la facture fougueuse et généreuse. Artiste autodidacte, il peint avec puissance et instinct depuis vingt cinq ans. Son talent et son génie créatif résident dans son  amour du Sud et des paysages ensoleillés.  

 

Dan JACOBSON

On ne présente plus Dan JACOBSON, créateur du courant Maxi réaliste. Ce peintre qui fait « rêver la nature » comme nous rêvons d’être Capitaine d’un navire ou de voler dans les airs, tel un Icare dans ses délires acrobatiques, nous apporte dans ses œuvres le rêve à l’état pur. A mi-chemin entre l’art figuratif poussé à l’extrême et le surréalisme, il crée un contraste entre le palpable et l’inconcevable.

Dan JACOBSON n’est pas délirant, il est intriguant car chacune de ses œuvres nous transporte dans un monde où le rêve repousse la réalité sans pour autant sombrer dans l’absurde. Les perspectives sont époustouflantes de vérité mais au beau milieu du tableau surgit un aigle ou un navire sorti de nulle part.

Notre vie n’est-elle pas faite que d’illusions et de rêves ? Dan JACOBSON traduit la vie. Né en 1942 et diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Graphiques, il a créé son propre style en s’éloignant de la monotonie d’un dessin trop parfait qui ne ferait que plagier la photographie avec, en plus, un clin d’œil au fantastique. 

   

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine chronique à la découverte de talents connus et reconnus, mais aussi méconnus ou inconnus et parfois même « cachés », pour que vive l’Art et les artistes qui ont autant besoin de reconnaissance que nos amis Poètes qui constituent eux aussi, par le verbe et l’écriture, une puissance salvatrice face à notre monde violent et impitoyable ou « la raison du plus fort est toujours la meilleurs » et où la loi de l’argent règne  en « Seigneur et Maître. » .

  

EXPOSITION DES ELEVES DE SANTEUIL

 

Le 12 juin 2010, j'ai eu l'honneur de présenter pour la troisième année consécutive mes élèves de l’Atelier de dessin et peinture de SANTEUIL en la mairie de ce charmant village situé au coeur du Vexin français. Les cours que je dispense depuis maintenant cinq années consécutives ont vu naître des talents remarquables dont je retire une énorme satisfaction parce que je n’influence en aucune manière mes élèves qui s’expriment librement.

 

Je nage dans un océan de bonheur lorsque je vois autant de travail fait avec le cœur et je félicite une fois de plus mes élèves qui s’élèvent chaque jour vers le « nirvana » de la félicité par le biais de la création.

 

Les expositions qui se sont succédé chaque année ont toujours connu une réussite remarquable. Cette réussite, je l’attribue avant tout au travail de mes élèves. De nombreuses personnes sont fidèles au rendez-vous et, cette fois-ci encore, lors du vernissage, Monsieur le Maire a souligné dans son discours l’importance de cette exposition et de cet Atelier :  

« Sur le carton d'invitation tout a été dit sur l'état d'esprit nécessaire à la production d'œuvres telles que celles que nous découvrons ici aujourd'hui.

Je voudrais simplement ajouter que ces œuvres n'existent que, parce qu'à un moment donné, vous avez arrêté le temps et avez posé votre regard sur un paysage, une fleur, un visage, un corps, un fruit ou un objet et vous avez trouvé cela « beau ». Et vos toiles, vos dessins immortalisent la vision que vous avez de cette beauté. Ce regard c'est ce coup de pinceau qui délicatement chemine sur la toile, laissant au gré de l'inspiration des traces ou des touches de couleur qui magiquement dévoileront votre âme.

Vous nous donnez une leçon de sagesse, car si nous pouvions, tous, prendre le temps, quelques instants seulement, tout comme vous devant votre chevalet, à regarder et contempler et pas simplement voir ce qui nous entoure, uniquement avec les yeux et le cœur ; enfermant nos idées, nos opinions, nos jugements dans un des placards de notre cerveau, nous nous sentirions plus légers, disponible et tolérant. Je pense que nous tous, peintres ou pas, sommes capable de réaliser ce « miracle » dont vous faites allusion dans le dépliant encore faut-il le vouloir et y croire.

Je vous remercie mesdames et messieurs les artistes de nous montrer et d'oser nous montrer, chacun à votre niveau, ce dont vous êtes capable de réaliser et de dévoiler une partie de vous-même au-delà des apparences.

Rien de tel pour le moral qu'une exposition comme celle-ci pour vous sentir valorisés.

Je remercie également Jean-Marc RIVES qui sait transmettre à ses élèves au-delà de la technique, sa passion. C'est en quelque sorte le thérapeute, qui ouvre les voies de la découverte de soi, des facultés qui sont en chacun de vous et que jour après jour vous découvrez.»

Jean-François MICHELel - Maire de Santeuil

  

Les exposants étaient cette année :

 

Jocelyne BEILLARD, Jean-Yves BEILLARD, Sophie PUSTIENNE, Daniel KATOLA, Christine BLAZIC, Brigitte SABLIER, Jacques LENFANT, Angélique LE QUEREC, Annie SERRAND et Calypso GIORGIO.

 

 

Les personnes qui seraient intéressées par les cours de dessin et peinture peuvent s'adresser à M. Daniel KATOLA, président du foyer rural de SANTEUIL, en téléphonant au 01. 30.39.78.51 Mobile : 06.71.86.82. 06 ou bien par courriel : danikatola@Yahoo.fr

 

Je vous recommande aussi mon ouvrage venant en appui au cours : « LES SECRETS DU DESSIN ET DE LA PEINTURE » que vous pouvez commander en librairie ou sur www.manuscrit.com et également sur mon site : www.jmrives-peintre.odexpo.com

 

Aussi « MEMOIRE DU TEMPS », Recueil de Poésie et « DROLES DE DAMES », Recueil de Nouvelles,  qui vient de paraître.  

 

 

 

 

 

Publié dans : CHRONIQUE ARTISTIQUE de Jean-Marc RIVES - Communauté : CULTURE
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 11:07

AU NOM DE LA LIBERTE D’EXPRESSION

  

A la charnière du Moyen-Âge et des temps modernes  les XV ème et XVI ème siècles vont révolutionner le monde le l’Art. L’époque féodale et les croyances séculaires donnant tout pouvoir à la papauté laissent la place peu à peu au pouvoir des rois et des nations. Cela n’empêche pas les guerres de religion mais nous sommes à une époque où l’Homme pense dominer la Nature par sa puissance intellectuelle. Cette époque fastueuse va jeter les bases de la pensée et de la science du XVII ème siècle et rester dans l’Histoire de l’Art comme l’apogée de la beauté artistique.

 

La Renaissance trouve ses sources dans  l’Italie du XIII ème siècle. Ce n’est qu’au XV ème siècle qu’elle va prendre son essor à Florence puis s’étendre à travers toute l’Europe. La peinture, la sculpture et l’architecture vont s’épanouir et se propager hors d’Italie.

 

De grands efforts artistiques et la perfection du corps humain deviennent des objectifs essentiels encouragés par les familles Médicis, Este, Sforza, Gonzagues, Farnese, les ducs d’Urbino, les doges, le Pape Paul III, qui n’est autre qu’Alexandro Farnese devenu Pape, et plus tard en France les artistes vont être soutenus par François 1er.

 

Forts de leur pouvoir et de leur liberté retrouvée, les artistes de la Renaissance italienne vont rechercher la perfection et s’efforcer de traduire la nature en la sublimant. Ils vont faire le constat, par exemple, que plus un sujet est éloigné plus il nous semble petit. En effet, cette illusion d’optique qui crée le volume et la profondeur affecte toutes les formes mais aussi les couleurs qui sont plus atténuées au loin et changent d’intensité suivant la lumière. L’invention de la perspective telle que nous la connaissons aujourd’hui est donc née à Florence. Elle est la plus proche de la réalité et la plus utilisée.

 

La Renaissance est aussi l’époque de l’humanisme et le concept d’un homme universel, individualiste et curieux. Cette grande curiosité va l’amener à la découverte des continents et la recherche de la vérité scientifique.

 

Dans la seconde moitié du XVI ème siècle, l’Art Baroque va bientôt instaurer une nouvelle relation entre l’être et le monde. Le développement de l’imprimerie va propulser les idées religieuses de Luther, les raisonnements scientifiques de Copernic, de Galilée et le style artistique Vénitien à travers toute l’Europe. La liberté des artistes n’est plus ce qu’elle était. Ils créent des œuvres gigantesques mais conformes aux normes de la pudeur et de la spiritualité. Il sont à nouveau au service de l’Eglise et de la Noblesse le plus souvent. Ils ne doivent plus peindre des personnages dévêtus , par exemple.

 

Au début du XVII ème siècle, les peintres français se lancent eux aussi dans des « trompes l’œil » et des « clairs-obscurs » caractéristiques aux écoles italiennes. Ils ont été formés pour la plupart à Rome. Les écoles italiennes sont donc à l’origine de ces oppositions de valeurs, ombres et lumières, très marquées. On retiendra notamment l’école de Bologne mais aussi celle de Naples.

 

La Renaissance fut une époque révolutionnaires pour l’Art comme chacun sait, entre autres disciplines, et son essor nous a beaucoup apporté. L’Art baroque, qui vit son apogée au XVII ème siècle eu aussi ses fastes et ses Chef-d’œuvres. Ce courant artistique n’en demeure pas moins « castrateur », mais depuis le XVIII ème siècle l’Art ne cède plus à aucune contrainte, qu’elles soient religieuses ou politiques et ne doit pas non plus être influencé par un phénomène de mode. Au contraire, l’Art doit marcher « à contre sens » de toute tendance pour imposer l’Homme en tant qu’individu unique au monde. Chaque artiste possède en lui sa propre sensibilité et chacune de ses œuvres transcende sa personnalité pour offrir au Monde  le fruit de son imaginaire, de sa vision de la société, pour partager un sentiment, une sensation, une inspiration avec autrui.

 

L’Art est avant tout un don de soi et une mise à nu de l’artiste à travers ses créations. Il est subjectif et ne devrait pas donner lieu à des jugements arbitraires que certains jurys de Salons de Peinture plus ou moins bien intentionnés se croient obligés d’imposer au détriment des artistes et au risque de heurter leur sensibilité. Ces jurys « bien pensant » qui prouvent parfois leur incompétence en décernant par exemple des Prix d’Aquarelle à des Pastel continuent à bafouer sans vergogne et sans aucune déontologie bon nombre d’artistes. Ils imposent leur dictat sans autre forme de procès et déclarent sans gène et de façon hautaine que « le jury est souverain » et qu’ils n’ont aucune explication à donner.

 

Je me dois de dénoncer ces abus de pouvoir caractérisés et j’invite tous les artistes à s’insurger contre ces pratiques archaïques et ancestrales. J’invite tous les artistes qui subissent ces affronts sans broncher, parfois depuis des années, à manifester leur mécontentement. Vous ne devez plus accepter l’imposture de quelques personnes qui portent atteinte à l’Art et la liberté d’expression. Il faut faire cesser ces jugements arbitraires et sans fondement pour que renaisse la liberté d’expression dans certaines Communes car nul ne possède la vérité et encore moins le sens suprême de l’esthétisme. Il faut combattre ces agissements monarchistes d’un autre temps car nous avons la chance de vivre une époque où même la censure recule pour laisser place à la liberté d’expression. Nous vivons dans un pays démocratique, pays des Droits de l’Homme et du Citoyen et nous ne devons tolérer aucune ségrégation, aucun rejet de l’autre. A l’heure où j’écris ces lignes une Galerie parisienne, que je ne nommerai pas, expose des monochromes blancs sur des murs blancs. Je trouve cela « scandaleux » pour ma part mais certains trouvent cela beau et c’est leur droit ! Mon jugement est personnel et ne saurait porter atteinte à l’artiste ou à la Galerie. Chacun a le droit d’aimer ou de na pas aimer, mais de quel droit et au nom de quoi bannir ou évincer des artistes ? En tant que critique d’Art, je n’évincerai aucun artiste de cette chronique sous le prétexte que son œuvre n’est pas à mon goût. Tout artiste devrait être connu du grand publique et c’est ce dernier seul qui décidera d’apprécier ou pas son travail.

 

Tout le monde connaît la triste et célèbre histoire du « Salon des refusés », ou encore celle d’un certain Van Gogh. Bon nombre de Communes et de « marchands de tableaux » n’ont pas renouvelé ces erreurs du passé et ont encouragé les artistes car leur mission culturelle est de promouvoir l’Art. Hélas, d’autres n’ont toujours pas évolué en ce sens et s’attaquent aux artistes pour satisfaire leur ego. Pourtant, l’Art est un acte d’amour envers son prochain, envers son époque, envers son pays et envers l’Humanité toute entière. Chaque artiste, aussi singulier soit-il, apporte une pierre à ce gigantesque édifice appelé « création » et, à ce titre, il se doit de revendiquer un certain respect à défaut d’admiration, car toute société qui ne respecte pas ses artistes est une société vouée à l’échec.

 

Monsieur le Ministre de la Culture disait récemment dans les médias que son rôle était de défendre tous les artistes sans aucune exception et sans porter de jugement. Je pense que nous devrions demander la dissolution et la suppression pure et simple de ces jurys inquisiteurs dans notre pays afin de mettre un terme à ce despotisme qui n’a que trop duré.

 

Les Galeristes ont un but lucratif et ils se doivent de faire une sélection, bien que beaucoup donnent leur chance à de jeunes artistes, mais les Salons n’ont aucune raison d’être sélectifs parce que leur vocation est de faire connaître tous les artistes, sans exception, et leur permettre d’exposer.

 

A ce propos, je voudrais rendre hommage à la Fédération Départementale des Foyers Ruraux du Val d’Oise, à ses organisateurs, à son Président et à son Directeur Rodolphe CHEMIN, qui pendant vingt huit ans ont contribué à faire connaître des artistes. Ils leur ont permis d’exposer sans jury et sans aucune contrepartie dans de nombreux villages du Vexin, en leur offrant même un joli petit santon au passage.

 

Les artistes que je vous présente sous cette rubrique le sont pour la beauté de leur travail et de leur talent mais aussi par leur amour de la vie et de la Nature, leur humanité et leur grandeur d’âme. C’est en cela qu’ils sont de véritables artistes. Leur sensibilité nous offre des œuvres d’une qualité remarquable, exceptionnelle et incomparable qui ne nous laissent pas indifférent. Je souhaite faire l’éloge de tous ces créateurs parce qu’ils ont le mérite de nous rendre la vie plus belle et plus sereine.

 

 

Roman GARASSUTA

 

Voir les œuvres de Roman GARASSUTA c’est entrer dans un monde à la fois mythique, féerique, mythologique et mystique car nous sommes entraînés dans une dimension spatiotemporelles où le rêve et l’émotion prennent la place du réel. La poésie y est à son comble mais aussi la sensualité.

 

La femme y est sublimée. Elle apparaît dans toute sa féminité et son charme naturel mais elle est mise en valeur par des coiffures et des costumes d’une incroyable beauté. Les couleurs sont chatoyantes et la facture de l’artiste très particulière dans la mesure où il met en évidence la finesse des visages féminins. L’œuvre intitulée « Le bal des débutantes » peinte à l’huile, que l’on a pu voir récemment exposée à la Galerie Bartoux des Champs Elysées, semble nous embrasser tendrement du bout des lèvres.

 

Roman GARASSUTA est exposé également à Honfleur, Saint-Paul-de-Vence, Megève mais aussi en Grande-Bretagne et en Amérique. Né à Moscou et après les Beaux-Arts, Roman GARASSUTA devient très tôt le chef de file du Mouvement des Peintres Ukrainiens. Il démarre  à présent une carrière occidentale qui va sans doute le propulser au sommet et le faire figurer parmi les plus grands car son talent est incomparable.    

    

    

Gérard VALTIER

 

Gérard VALTIER est un artiste-peintre qui aime exprimer sa vision très personnelle de la fête par le biais de sa peinture à l’huile ludique, lumineuse et sa touche impressionniste. Il est sans conteste un amoureux des gens et de la vie d’un incroyable optimisme. Tous ses personnages apparaissent souriant et heureux de vivre. C’est un inconditionnel de la société et il la sublime à travers ses joies et ses rêves.

 

Gérard VALTIER est un habitué des Prix, Médailles et trophées qu’il collectionne avec fierté. Ancien élève des Beaux-Arts de Reims, il figure sur ADEC, AKOUN et BENEZIT et expose à l’international. Peu de peintres à la facture figurative impressionniste ou expressionniste          peuvent se targuer de nos jours de toucher un publique international. Gérard VALTIER a réussi cette prouesse parce que sa peinture est joyeuse et lumineuse et parce qu’il sait représenter aussi la féminité dans toute sa splendeur.

 

Regarder les œuvres de Gérard VALTIER, c’est voir la vie sous son côté festif et sous son meilleur angle sans tomber dans une désopilante désuétude. Nous avons pu admirer ses œuvres au Salon de l’Etoile Hôtel Napoléon à PARIS lors d’une magnifique exposition privée.

 

 

Nadia CASCINI

 

Nadia GASCINI est une artiste renommée par ses qualités d’interprétation, son imagination et la fantaisie dont elle fait preuve à travers ses œuvres où la lumière transcende son être sensible et son cœur tendre. La beauté de son âme féminine, douce et généreuse,  apparaît au firmament mystérieux de son inspiration du moment par un poésie féerique engendrée par des couleurs chaudes et une lumière vive, voire frénétique.

 

Nous avons vu Nadia GASCINI récemment à la Galerie Bartoux des Champs Elysées. Sa peinture à l’huile intitulée « Golle di luce a Venezia » est très représentative de son travail et de sa facture figurative où chaque coup de brosse a un effet bien précis. Par superposition successives, elle fait naître la lumière qu’elle possède en elle sur la toile. Mais cette lumière est aussi le fruit d’une très grande observation car Nadia GASCINI n’a pas seulement la technique, elle possède aussi des facultés d’observation hors du commun.

 

Contempler les œuvres de Nadia GASCINI, c’est entrer dans un univers ou l’imaginaire côtoie le réel et le rêve la lucidité de l’artiste. Ses couleurs chaudes et le lumière qui s’en dégage nous envoûtent et nous réchauffent le cœur.

         

 

Francine SIDOU

 

J’ai rencontré Francine SIDOU lors d’une exposition récente à la Salle Louis Lemaire de PARMAIN et j’ai été surpris d’entrer dans un univers théâtrale et feutré où l’on attend les trois coups pour se délecter d’un spectacle fantasmagorique. Très singulière, son oeuvre tient à la fois du marionnettiste, de l’illustration, de la peinture et de la « Comédia del Arte ». Nous sommes confrontés à un enchevêtrement de corps rocambolesques dans un décor digne des plus grands théâtre. Du carnaval à l’érotisme en passant par les acrobaties de certains personnages qui semblent fuir le tableau, tout y est traité avec une précision du détail mais faisant fi des règles établies du dessin. Il s’agit même d’un défi lancé au dessin pour que faire jaillir la vie de ces multiples âmes qu nous regardent et nous fascine.

 

Francine SIDOU fabrique elle même sa peinture. Il s’agit en fait de tempera, peinture à l’œuf employée autrefois dans les fresques et qui a été remplacée depuis par des peintures aux liants beaucoup plus sophistiqués. C’est une artiste qui mérite vraiment qu’on s’y intéresse parce que son œuvre est magique et mystérieuse.

 

Francine SIDOU est très humble et parle de sa peinture comme un metteur en scène parlerait de sa troupe théâtrale. Elle attache beaucoup plus d’importance à ses personnages qu’elle fait vivre sous nos yeux qu’à son art qui n’est qu’un moyen d’expression pour elle. Elle aurait pu tout aussi bien les faire vivre par l’écriture, le théâtre ou le cinéma mais elle a choisi la tempera pour notre plus grand plaisir.     

 

 

Bruno CATALANO

 

« Sculpteur du voyage », Bruno CATALANO aime représenter des voyageurs en partance représentatifs de la nature humaine toujours en mouvement pense t’il. Autodidacte, il a commencé à travailler la terre cuite puis le bronze. Beaucoup plus complexe, cette technique demande des connaissances qu’il va très vite acquérir.

 

Bruno CATALANO n’a pas de modèle, d’ailleurs comment pourrait-il en être autrement puisque tous ses personnages sont en mouvement ? Ses œuvres nées de l’inspiration et de l’imagination de l’artiste ont une particularité étonnante. Elles sont « aérées » de façon à traduire le mouvement mais aussi le vent. Notre mental reconstitue le personnage mais il est imprégné par le souffle du vent qui s’engouffre dans les vêtements de notre voyageur.

 

Bruno CATALANO, dont on a pu voir les œuvres à la Galerie Bartoux des Champs Elysées récemment, fait aussi la fierté de la Ville de Marseille. L’une de ses œuvres représentant le buste d’Yves Montand trône dans le Square Jean Jaurès.

 

 

Marie-Paule DEVILLE CHABROLLE

 

Marie-Paule DEVILLE CHABROLLE est peintre et sculpteur. Née au Maroc, elle vit et travaille en France mais elle va rester très imprégnée par la lumière et les couleurs de ce pays. Un autre pays va aussi marquer sa mémoire, il s’agit du Cambodge où elle va passer deux ans à la faculté des Arts Plastiques de Phnom-Penh.

 

Son esprit est à jamais marqué par les images de son enfance. Ses sculptures et sanguines sont  remarquées par les galeristes et les expositions se multiplient. Les ventes vont l’encourager à poursuivre sa carrière. Présente en Salles des ventes, elle atteint une cote non négligeable et entre à l’Académie Internationale Gréci  Marino en Italie.

 

Nous avons pu admirer ses figurines en bronze impudiques et sensuelles exposées à la Galerie Bartoux des Champs Elysées récemment mais elle expose aussi dans bien d’autres galeries car Marie-Paule DEVILLE CHABROLLE est maintenant connue et reconnue en France et à l’Etranger. Les collections privées se multiplient à travers le Monde.     

 

 

Alicia NOËL

 

Alicia NOËL possède le don d’émouvoir par sa passion du graphisme et la créativité sans cesse en éveil dont elle fait preuve à travers ses œuvres d’une qualité remarquable. J’ai rencontré Alicia NOËL récemment au Salon de TAVERNY et j’ai pu découvrir une artiste passionnée et enjouée par le plaisir de peindre.

 

Alicia NOËL a été dès son plus jeune âge animée par le désir de créer. Tout était matière à créer avec un incroyable sens de la composition et de la conception artistique. Elle s’est ensuite intéressée au dessin humoristiques et aux croquis de mode. Après des études d’Arts Appliqués, elle se découvre une nouvelle passion dans le milieu de la publicité. Infographiste, elle réalise un travail très apprécié des professionnels du métier.

 

Mais c’est dans sa vingtième année qu’Alicia NOËL va s’éprendre de la peinture acrylique. Elle commence alors une nouvelle carrière de peintre et j’avoue que j’ai été subjugué par son talent et sa poésie. De sa galerie de portraits aux paysages qui invitent au voyage en passant par ses toiles énigmatiques, on y retrouve son goût prononcé pour le graphisme. Sa facture est résolument moderne et son amour de la vie transparaît clairement dans ses réalisations.

 

 

Myriam WITHERS

 

L’œuvre de Myriam WITHERS peut être comparée au big bang de couleurs et de matière qui engendra la vie de notre Univers au tout début des temps. Tel un artifice éblouissant, son âme vient se figer sur la toile dans un méandre de laves en fusion et de mouvements abyssaux..

 

Myriam WITHERS exprime sa passion à travers son art en développant le don d’elle-même et l’amour des autres d’une manière étonnante qui lui est propre et personnelle. Elle a le pouvoir de nous faire ressentir les vibrations de son vécu et la sensibilité de son âme dans sa peinture. Elle nous offre un espace sidéral au fin fond du cosmos de sa mémoire affective et de son amour de la vie.

 

J’ai rencontré Myriam WITHERS lors d’une exposition à L’ISLE-ADAM et j’ai immédiatement ressenti les vibrations qui se dégagent de ses toiles. Cet étrange magnétisme qui m’a littéralement envoûté n’a pas d’autre nom que le talent. Si Myriam WITHERS a autant de charisme, c’est parce qu’elle est sincère avant tout et cela ne nous échappe guère.

 

 

Brigitte LUNA

 

L’œuvre de Brigitte ISAEFF, alias LUNA, semble sortie d’un conte de fées où tout est puisé dans l’imaginaire. Ce n’est pas « l’enfance de l’Art » mais « l’Art de l’enfance ». Brigitte LUNA, c’est la beauté et la pureté d’une enfance qui rejaillit à travers ses personnages hauts en couleurs, la lumière éclatante semblable à celle des fêtes de Noël et la délicatesse des sujets qui nous va droit au cœur en nous attendrissant au plus profond de notre âme.

 

L’âme de Brigitte LUNA est sans doute très belle car les vibrations que l’on ressent en regardant ses toiles sont intenses et nous sommes irrésistiblement attirés vers cette lumière magique ou divine qui nous entraîne dans un rêve où tout est bonheur est sérénité. Entre le figuratif, le surréalisme et le symbolisme, l’Art de Brigitte LUNA est suggestif et nous émeut par sa sincérité et sa poésie.

 

Brigitte LUNA, que j’ai rencontrée lors d’une exposition à l’ISLE-ADAM, est une habituée des Salons et des expositions personnelles. Elle collectionne les récompenses et les Prix mais elle reste avant tout une artiste de spontanéité et d’émotion de l’instant. Elle utilise la peinture à l’huile et des techniques mixtes et sa facture est très particulière dans la juxtaposition des couleurs notamment.

 

 

Mathieu THOMAS

 

Mathieu THOMAS, que j’ai rencontré récemment à l’Office du Tourisme de L’ISLE-ADAM où il exposait en compagnie de Myriam WITHERS m’a conquis par sa gentillesse et son humilité mais aussi par ses œuvres aux couleurs chatoyantes.

 

L’assemblage de couleurs en harmonie avec sa sensibilité créatrice nous entraîne dans une farandole endiablée. Ce n’est pas étonnant, car Mathieu THOMAS est né en Bretagne. Il en a gardé, je pense, la poésie et la beauté des couleurs des robes folkloriques bretonnes mais aussi le rythme des danses. On ressent dans son œuvre beaucoup de sincérité et de spontanéité. Sa façon de saisir l’inspiration du moment sur la toile est très perceptible car Mathieu THOMAS travaille à l’intuition.

 

Mathieu THOMAS est aussi comédien « voix-off » et doubleur. Formé par John BERREBI et Jean-Marc PANNETIER, il travaille actuellement les techniques vocales d’interprétation et de chant avec Yael BENZAQUEN.    

 

 

Manuel RUBALO

 

Du très grand Art ! D’origine espagnol, Manuel RUBALO est connu et reconnu dans le monde entier où il expose en permanence depuis de longues années. Pourtant, il sait rester simple et modeste comme le sont tous les grands artistes. Son œuvre est majestueuse et son talent incomparable. Ses couleurs chaudes et sa lumière nous envoûtent et nous transportent dans un univers calme et serein.

 

La facture de Manuel RUBALO est cependant énergique et virile. Il manie le couteau comme le torero manie sa muleta et ses banderilles. Certaines de ses toiles représentent d’ailleurs des corridas mais le geste est magnifique. Comment ne pas tomber sous le charme tant la beauté des paysages ou des bouquets de fleurs est éclatante. Une telle qualité d’interprétation est très rare. Après s’être essayé à plusieurs technique depuis l’âge de vingt ans, c’est la peinture à l’huile qui va le conquérir.

 

De la Provence à la Bretagne, en passant par Venise, nous avons pu admirer les œuvres de Manuel RUBALO à la Galerie d’Arts du Vexin de Nicole DECRAMP à Vigny et j’ai pu m’entretenir quelques instants avec cet homme très discret. Bardé de diplômes et de distinctions diverses, il sourit lorsqu’on le congratule parce que la peinture fait partie de sa vie et qu’il trouverait anormal de ne pas peindre. Né en 1958, il a très vite choisi son chemin. Peintre autodidacte, il travaillera sans cesse pour parvenir à la perfection. On peut dire que la peinture à l’huile n’a plus de secret pur lui.

 

 

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine chronique à la découverte de talents connus et reconnus, mais aussi méconnus ou inconnus et parfois même « cachés », pour que vive l’Art et les artistes qui ont autant besoin de reconnaissance que nos amis Poètes qui constituent eux aussi, par le verbe et l’écriture, une puissance salvatrice face à notre monde violent et impitoyable ou « la raison du plus fort est toujours la meilleurs » et où la loi de l’argent règne  en « Seigneur et Maître. » .

 

 

 

 

Les personnes qui seraient intéressées par les cours de dessin et peinture peuvent s'adresser à M. Daniel KATOLA, président du foyer rural de SANTEUIL, en téléphonant au 01. 30.39.78.51 Mobile : 06.71.86.82. 06 ou bien par courriel : danikatola@Yahoo.fr

 

Je vous recommande aussi mon ouvrage venant en appui au cours : « LES SECRETS DU DESSIN ET DE LA PEINTURE » que vous pouvez commander en librairie ou sur abebooks.fr, chapitre.com, Amazon.fr, alapage.com et également sur mon site : http://www.jmrives-peintre.odexpo.com

 

Vous pouvez aussi commander « MEMOIRE DU TEMPS », Recueil de Poésie sur mon site en cliquant sur le lien manuscrit.com  

 

 

Publié dans : CHRONIQUE ARTISTIQUE de Jean-Marc RIVES - Communauté : CULTURE
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 17:26


POURQUOI LES IMPRESSIONNISTES !

 

Les peintres impressionnistes ont été dénigrés en leur temps. Ils font pourtant l’objet aujourd’hui d’une admiration incomparable sur le marché de l’art. Il est indéniable que les découvertes scientifiques de leur époque ont ouvert la voie de l’art moderne et même de l’art abstrait. La loi du contraste simultané des couleurs inspirée par Eugène Chevreul et la juxtaposition des couleurs en touches libres a révolutionné le monde de l’art. Alors pourquoi cette injustice et ce manque de reconnaissance en leur temps ?

 

Les sommets atteints par les ventes de Monet nous feraient presque oublier l’accueil mitigé que reçurent ses œuvres en 1874, lors de la première exposition de toiles impressionnistes à Paris. La cote des œuvres de Van Gogh est presque indécente au regard de ce que fut sa vie pauvre et misérable.

 

La cause de cet engouement pour les impressionnistes de nos jours pourrait être : « dans un intérêt spéculatif » ou parce qu’ « un peintre mort vaut mieux qu’un peintre vivant », mais il n’en est rien. Au-delà de l’argent et des spéculations des amateurs d’art, c’est tout simplement parce que les « marchands de tableaux » de l’époque n’étaient nullement conscients de ce qu’allait devenir l’expression artistique picturale véritable et la valeur de l’interprétation. Ils en étaient encore à comparer la peinture avec la photographie qui venait de faire son apparition. Bien sûr, il ne pouvait en être autrement puisque rien ne laissait supposer que la peinture allait se différencier à ce point de la photographie au profit d’une ère nouvelle et hautement créatrice : celle de « l’art moderne ».

 

On peut dire que les peintres impressionnistes sont à l’origine de l’art pictural véritable au sens le plus noble du terme parce qu’ils ont su interpréter la nature sans la déformer et sans l’outrager. Amoureux inconditionnels de celle-ci, ils ont su la désirer et l’aimer à leur façon autant qu’un homme pourra désirer et aimer une femme tout en la respectant. Ils ont su la mettre en valeur en y ajoutant leur touche personnelle et en transcendant leurs émotions du moment. Les véritables œuvres d’art étaient nées parce qu’elles transcrivaient la sensibilité de l’artiste et non la réalité de la vie. Elles traduisaient des émotions. Elles avaient « une âme ». Elles étaient le « reflet de l’âme de l’artiste, saisie dans un instant d’égarement et figée pour l’éternité ». Elles étaient un hymne à la vie et non une pâle reproduction de la nature, si belle soit-elle. Elles étaient enfin le témoignage d’une époque, de même que les premiers hommes des cavernes apportaient le témoignage de la leur par le truchement des dessins rupestres.

 

Jusque là, nous n’avions connu que des œuvres magistralement exécutées, certes,  par des peintres tels que Léonard de Vinci et d’autres artistes bien moins connus de par le monde. Leurs fresques étaient tout à fait remarquables mais plus proches de l’artisanat et de l’architecture que de l’art. Elles étaient magnifiques par leur exécution mais faites sur commande et surtout décoratives. Plus tard, bien avant la découverte de la photographie, les peintres se sont évertués à réaliser des œuvres aussi magistrales que réalistes, aussi fidèles que possible à la réalité. Leur paysages, leurs portraits et leurs académies étaient fulgurants de beauté mais sans style.

 

Après l’invention de la photographie, la beauté de la nature saisie sur la pellicule d’une manière encore plus parfaite, il n’était plus nécessaire de la peindre telle qu’elle était. Seul, l’amour du peintre et sa façon de la regarder avait un intérêt pour l’art parce que les émotions et la sensibilité sont le propre de l’homme et que tout être humain porte en lui les stigmates de son vécu. Ce vécu enrichit toute création d’une singulière sincérité dans la manière d’appréhender la vie. Une femme, si belle soit-elle, a besoin d’être aimée et d’être mise en valeur pour que sa beauté resplendisse. Les sentiments et les émotions de celui ou de celle qui aime  avec un vécu qui lui est propre, subliment sa vision de la réalité. Elle deviendra plus belle à ses yeux et il saura la décrire telle qu’il la voit et non telle qu’elle est réellement. Tout ici bas n’est qu’illusion d’optique et emprunt de subjectivité. La beauté même est subjective et la vie est telle que nous la voyons et non telle qu’elle est réellement. La perspective est une illusion d’optique. Les couleurs que nous voyons n’existent pas. Elles sont analysées par notre œil par le truchement de la lumière car les couleurs sont contenues dans lumière.

 

C’est ainsi que les impressionnistes ont « inventé » l’art d’interpréter et par-là même de créer leur propre vision du monde. Ils ont su créer une atmosphère, une ambiance… une « impression » de la vie de tous les jours, à chaque instant, en chaque saison. Ils étaient les « visionnaires » de leur temps mais incompris parce qu’en avance sur celui-ci.

 

De nos jours, rien ne différencie les peintres figuratifs des peintres impressionnistes d’autrefois car ils continuent à faire l’objet de critiques acerbes et injustes mais pas pour les mêmes raisons. En fait, on est passé de l’art figuratif à l’art abstrait, puis à l’art dit « moderne », puis aux tags, en reléguant les peintres figuratifs au dernier rang et en méprisant la nature. En fait, on a atteint un point de non-retour aussi regrettable que le dessin même soit devenu secondaire et que l’expression artistique soit devenue l’art de faire « n’importe quoi ». Il est grand temps de faire le chemin inverse et de revenir à la nature et au dessin, de même que l’on revient à l’écologie et au respect de la nature.

 

L’art est né de l’observation de la nature et de son harmonie. Les impressionnistes y ont puisé toute leur inspiration mais ont ajouté leur vision particulière de la vie et de leur époque. Les Commissaires Priseurs vendent des toiles impressionnistes à des prix exorbitants parce que des collectionneurs spéculent sur des œuvres anciennes tout en boudant les œuvres récentes. Les  Galeristes savent que la demande émane d’acheteurs qui recherchent des « peintres morts » au détriment des peintres vivants. Ils savent aussi que le phénomène de mode agit sur le mental des acheteurs qui attachent un intérêt démesuré pour des œuvres qui ne représentent rien plutôt que des œuvres représentant des paysages peints par des artistes figuratifs contemporains. Picasso avait compris que son talent de dessinateur n’intéressait personne et n'a obtenu son succès qu'en déformant la nature, mais sa démarche créative était intéressante. Du figuratif au cubisme, il a su y apporter sa touche personnelle et incomparable. Toffoli a lui aussi été un immense artiste dans sa démarche qui consistait à ne garder que l’essentiel d’un personnage ou d’une scène dans un florilège de couleurs entrecroisées judicieusement. On pourrait citer tant d’autres peintres dont la célébrité n’a d’égale que leur originalité dans la créativité. Salvadore Dali était aussi un surréaliste ingénieux, mais tous étaient à la base d’excellents dessinateurs figuratifs et avaient une parfaite connaissance du dessin.

 

Il n’est pas dans mes intentions de faire le procès de l’art abstrait ou de l’art moderne parce qu’ils ont eux aussi leur place dans le monde de l’art lorsqu’ils respectent l’harmonie des formes et des couleurs, lorsqu’ils sont l’expression d’une démarche artistique personnelle et non d’un « dadaïsme débridé », mais je déplore le manque de respect pour tous les artistes qui produisent des œuvres de qualité et que l’on méprise parce que trop figuratifs. Je pense que les peintres figuratifs contemporains auront leur revanche un jour de même que les impressionnistes. Gageons que ce sera cette fois-ci de leur vivant.

 

D’autre part, il est inutile d’essayer de copier les styles pour être « moderne » car chaque artiste se doit de créer sa propre vision du monde en transcendant ses émotions. Sa sensibilité et ses « états d’âme » du moment sont plus importants qu’une démarche mercantile stérile et sans créativité. Il peut créer sa propre technique picturale mais doit obéir aux lois fondamentales du dessin, de l’harmonie des couleurs, des techniques de base et de la composition. Il peut peindre à la brosse ou au couteau, ensemble ou séparément, mais doit éviter les techniques dites « mixtes », ce qui ne veut rien dire. Une œuvre d’art n’est pas un mélange d’ingrédients mais de couleurs et de sensibilité. Elle doit être unique, irremplaçable et impossible à reproduire, qu’elle soit picturale, musicale, sculpturale ou littéraire. Bien sûr, elle peut être interprétée différemment par d’autres artistes car interpréter n’est pas copier. La valeur d’une œuvre d’art est inestimable pour un profane et parfois incomprise, mais elle le devient pour un expert qui sait apprécier la technique mais aussi la sensibilité de l’artiste et surtout son originalité.

 

Au risque de me répéter, je pense que « l’art moderne » ne doit pas être « n’importe quoi » et ne doit pas être considéré comme tel d’ailleurs. L’art obéit à des règles et des lois autant qu’à la sensibilité de l’artiste. J’en veux pour exemple « les tags » qui ne peuvent être considérés comme de l’art et qui, pourtant, ont fait l’objet récemment d’une exposition au Grand Palais. Nous vivons une époque où tout est permis mais il y a des limites que nous ne devons pas dépasser, notamment dans la classification des genres. Les extrêmes ne sont jamais de bon aloi.

 

Figurative, abstraite, symbolique ou surréaliste, chaque œuvre d’art doit être appréciée à sa juste valeur, c’est à dire surtout à celle de l’artiste qui l’a créée et ses capacités d’expression toujours positive et constructive, en un mot : « créative ». Si les impressionnistes nous ont montré le chemin de l’art moderne, ils nous ont surtout appris à traduire nos émotions, nos sentiments, une ambiance, une atmosphère et une sensibilité.

 

Les artistes que je vous présente sous cette rubrique, sont de véritables artistes par la beauté de leur interprétation et de leurs techniques mais aussi par leur travail, leur démarche, leur amour de la nature et leur grandeur d’âme. Leur sensibilité exacerbée par leur talent nous offre des œuvres d’une qualité remarquable, exceptionnelle et incomparable. 

 

 

Michel JOUENNE

 

Véritable paysagiste, Michel JOUENNE conjugue les quatre éléments, la terre, l’air, l’eau et le feu sur ses toiles. L’homme est sans aucun doute à l’image de sa peinture. Grand et solide, il promène sa silhouette vigoureuse et rustique à Meudon, près de Paris, où il vit. Sa peinture est traitée tout en matière, sans ménagement pour les tubes qu’il écrase de ses puissants doigts. Cet homme des quatre vents fait corps avec la nature. En parfaite osmose avec elle, il déclare lui-même « la nature est ma maîtresse ! Je tire d’elle, de ma relation physique avec les paysages auxquels je m’identifie et avec les quatre éléments fondamentaux qui les composent, une jouissance librement sensorielle. Je n’ai pas d’autre message à traduire, dans ma peinture, que l’expression du plaisir que cette pénétration me procure ».

 

Michel JOUENNE aime les herbes folles, les buissons sauvage et les chemins de terre. Regarder sa peinture, c’est entrer dans un univers d’émotions essentiellement rustiques. On peut y rester des heures mais on n'aura jamais fini d’en épuiser la richesse tant il se donne entièrement à elle. Jouisseur par nature, on y ressent toute la sensualité de l’homme qui, après un bon repas prend la vie à pleines mains et entre dans sa toile comme on étreint une femme.   

 

Il aime la vie et aime à dire « pour moi vivre c’est peindre et peindre c’est vivre ». Il ne compte plus ses titres honorifiques et ses récompenses. Né le 25 janvier 1933, il peint ses premières gouaches au Lycée  Claude Bernard en 1947 puis expose trois aquarelles au Salon de Versailles en 1949 dont une est primée. Après avoir passé le concours du professorat de dessin de la Ville de Paris en 1955, il exécutera ses premières huiles en 1956. Dès lors, ses œuvres vont connaître un succès mondial et Michel JOUENNE ne va cesser d’étonner la galerie.  

 

  Sa technique consiste à saisir sur le vif ce qu’il voit qu’il traduit rapidement sur un carnet de croquis. Il attaque ensuite directement la toile, sans dessin préalable, de façon à n’avoir aucune contrainte et garder sa liberté d’expression. Il joue avec la matière comme un musicien de jazz le ferait dans son improvisation personnelle.

 

Michel JOUENNE est un Maître incontesté de l’art figuratif et de la matière qu’il travaille au pinceau et au couteau. Sa gestuelle est rapide mais précise. Les aspérités qu’il laisse volontairement ça et là accrochent la lumière de façon remarquable.

 

Invité d’honneur au 31ème Salon du Val de Viosne à OSNY en 2007, il a laissé aux osnyssois un souvenir impérissable par sa gentillesse et de sa bonhomie.  

      

 

Christophe DUFLOT

 

Christophe DUFLOT est un dessinateur inné. Depuis son plus jeune âge, le dessin a toujours été sa passion première. Après ses études secondaires, il choisit de s’orienter vers une carrière de graphiste publicitaire mais l’étude des impressionnistes vont lui faire découvrir une nouvelle passion, celle de la peinture.

 

Il se met à peindre avec frénésie en 1988 et s’initie à toutes les techniques. La gouache, l’aquarelle, l’acrylique et l’huile n’auront plus de secret pour lui. Peintre figuratif par excellence, il veut être le témoin de son temps et figer pour la postérité des paysages destinés à disparaître. Il peint aussi des scènes de marchés ou de plages où les personnages sont à l’honneur pour traduire une ambiance à la manière des impressionnistes. Il n’hésite pas non plus à peindre des voitures, des péniches ou des machines agricoles.

 

Christophe DUFLOT peint essentiellement sur motif. Il commence par un fond neutre puis attaque la couleur avec une rapidité étonnante. L’œil du Maître est infaillible. Tout est traduit sur la toile en un clin d’œil. Les brosses et les pinceaux virevoltent dans l’air comme le ferait la baguette d’un chef d’orchestre. Quelle maestria dans la gestuelle ! Il faut voir Christophe DUFLOT travailler pour comprendre ce que signifie « peindre sur le motif ».

 

Pourtant l’homme reste modeste. Du haut de sa grande taille, il déclare : « nous sommes tous des amateurs » ou encore : « un peintre doit évoluer sans s’imposer de barrières, surtout mercantiles,  du genre quels formats, quelles techniques ou quels sujets se vendent le mieux ». Il reste fidèle à ses sentiments et ses émotions et son publique ne s’y trompe guère. Christophe DUFLOT remporte partout, au fil de ses expositions personnelles, un succès mérité pour son talent et pour sa gentillesse.

 

Depuis peu, il affectionne de nouvelles techniques telles que le pastel ou d’autres techniques mixtes et nous avons pu admirer récemment une exposition de pastels tout à fait remarquable à l’Office du Tourisme de l’Isle-Adam.

 

        

Micha ARKHIPOV

 

Micha ARKHIPOV est né en 1963 en Russie. Il peut être classé comme l’un des Maîtres contemporains de l’imaginaire. En France depuis 1994, il commence à être apprécié du monde de l’art par sa remarquable facture. Influencé par sa mère qui lui inculque l’amour du dessin mais déjà très précoce de façon innée, il prend ses premiers cours de dessin dès l’âge de neuf ans. Après ses études secondaires, il fait son service militaire qui lui permet de rencontrer des élèves de grandes écoles alors difficiles d’accès. C’est ainsi qu’il va pouvoir accéder à l’une d’elle.

 

Cependant, c’est à Paris que Micha ARKHIPOV va trouver sa voie. Confiant en sa réussite, il commence par s’intéresser à l’art abstrait pour plaire à un large publique. Mais en visitant le Louvre, il découvre l’art hollandais du XI ème et XII ème siècle et comprend alors que son style est résolument figuratif.

 

Ses Maîtres lui ont enseigné l’observation et l’amour de la nature et il décide de revenir aux paysages si chers à sa sensibilité première. Son imagination débordante va lui donner l’envie d’atteindre un certain surréalisme, mais sa douceur romantique font que ses œuvres soient dénuées de toute agressivité et empreints d’une certaine poésie. Il n’y a pas de recherches vulgaires dans les formes et les couleurs. Micha ARHIPOV s’attache à respecter les méthodes classiques face aux tendances artistiques actuelles poussées à leur paroxysme.

 

Ce grand artiste qui affectionne aussi le symbolisme travaille également à la restauration d’icônes religieuses car il croit profondément à l’inspiration divine. Ses expositions de par le monde sont très  remarquées et ses ventes aux enchères sont remarquables.

 

Rencontrer Micha ARKHIPOV, c’est aussi rencontrer la sincérité. A la fois anticonformiste et mystique, il nous entraîne dans un monde imaginaire bien à lui et nous fait partager ses rêves de voir un jour la beauté des êtres et la pureté des âmes bienfaisantes récompensées dans une ultime et sublime reconnaissance de la vie dans ce qu’elle a de plus pur et de plus beau.  

 

 

Gérard GOUVRANT

 

Né en 1946 à Paris, Gérard GOUVRANT n’a cessé de dessiner depuis l’école primaire, noircissant ses cahiers d’écolier. A l’âge de quatorze ans, il va approfondir les techniques du dessin grâce à un professeur en retraite et cela pendant trois années consécutives. A dix-huit ans, il commence à peindre sur des toiles avec de la peinture acrylique mais celle-ci, trop rapide au séchage et sans possibilité de modelé ne va pas lui plaire.

 

Gérard GOUVRANT va donc passer progressivement de l’acrylique à la peinture à l’huile en 1966. Il a alors vingt ans et peint la nuit car il travaille le jour. C’est en 1971 qu’il va rencontrer Mademoiselle Montag, compagne du peintre Jean Eve. Celle ci va le conforter dans son talent de dessinateur.

 

Gérard GOUVRANT laisse alors libre cour à son tempérament. Ses toiles vont devenir plus charpentées et ses sujets plus « cerclés ». Ses thèmes de prédilection sont des paysages mais aussi des portraits de femmes. Il peint sur de grands formats avec une gestuelle magistrale.

 

En 1972, Gérard GOUVRANT consacre sa vie à la peinture et décide d’en faire son métier. Il remporte déjà un vif succès auprès des galeries. Ses thèmes deviennent plus contemplatifs et mélancoliques comme ses paysages de Bretagne mais ses couleurs restent vives. Il expose au Centre Européen d’Art  et Marcel Spilliaert, expert en la matière, va le dynamiser.

 

Gérard GOUVRANT est un artiste d’un exceptionnel talent car sa facture, figurative par excellence, est résolument moderne et son style étonnant de dextérité. Il est sans conteste l’un des Maîtres de l’Art Figuratif Contemporain.

 

 

Marie-Claire D’ARMAGNAC

 

Peintre de l’imaginaire et du surréalisme, Marie-Claire D’ARMAGNAC nous étonne par son voyage intérieur, spatiotemporel et la poésie qui s’en dégage. A la fois magique et enchanteresse, toute son œuvre est tournée vers la contemplation du surnaturel tout en restant proche de la réalité et de la nature.

 

Le merveilleux côtoie le rêve et les couleurs, tantôt à dominante froide ou chaude mais toujours imprégnées de sa Corse natale, sont en harmonie avec l’esthétisme fondamental de sa facture figurative à la fois précise et sporadique qui nous entraîne dans les méandres de son imagination narrative et narcissique au sens le plus noble du terme. Tout son être est tourné vers un moi intérieur qui nous dévoile un esprit rempli d’images idéalistes et indélébiles de la vie telle que nous voudrions qu’elle soit.

 

Marie-Claire D’ARMAGNAC a exposé en 2008 à la Galerie d’Art du Vexin de Vigny. Que de chemin parcouru depuis l’année 1978 où elle fut remarquée et primée ! Les expositions se sont succédées à travers de nombreuses galeries en Allemagne, en Espagne, en Grande Bretagne, en Suisse, au Canada, aux Etats-Unis d’Amérique, en Nouvelle Calédonie, au Japon, en Chine. Elle a réalisé des décors de théâtre pour des Opéras et des Opérettes et pour bon nombre d’établissements publics.

 

Regarder l’œuvre de Marie-Claire D’ARMAGNAC, c’est plonger dans la féerie des couleurs mais également dans un voyage intemporel au pays des Contes de Fées où le mot beauté prend tout son sens et la sensualité féminine devient palpable.

 

 

Corinne POPLIMONT

 

Corinne POPLIMONT est certainement l’une des plus talentueuses aquarellistes de notre temps. Elle est probablement née avec des crayons pour maîtriser à ce point le dessin. Née en 1966 à Pontoise, elle obtient en 1985 un diplôme d’expression visuelle à l’Ecole Supérieur des Arts Appliqués Duperré à Paris.

 

Peintre figuratif par excellence, elle donne volontiers des cours tant elle aime initier ses contemporains au plaisir de transcrire la nature sur le papier et communiquer sa passion. Elle est aussi et sans conteste, un grand Maître aquarelliste mais elle enseigne également le pastel sec et l’acrylique. Sa façon de jouer avec la lumière et de restituer la beauté d’objets simples par le truchement de la perspective, qui nous invite à entrer dans un monde réaliste mais à la fois poétique et chaleureux, est tout à fait singulière.   

 

Corinne POPLIMONT ne compte plus ses titres honorifiques et ses distinctions. En 1998, elle est nommée Commandeur des Arts et Lettres par la Fondation Européenne. Intervenante extérieure dans les séjours « Art’prentis nature » de la nouvelle école Nicolas Hulot pour la nature et l'homme au coeur du parc animalier et botanique de Branféré sur la commune de Le Guerno, elle fait découvrir aux enfants l'apprentissage du dessin et de la peinture.

 

L’œuvre de Corinne POPLIMONT a fait l’objet de nombreux reportages et de nombreuses expositions. Ses couleurs sont d’une transparence à couper le souffle. Sa facture est incomparable dans l’art de manier le pinceau et de doser les quantités d’eau. Que ce soit « dans l’eau » ou « à sec », elle peint avec une incroyable dextérité. Ses sujets sont enlevés avec maestria et traduits en un « trompe l’œil » étonnant. 

 

Mais au-delà de son œuvre et de son talent, Corinne POPLIMONT est une jeune femme charmante et sympathique. Elle est par-dessus tout amoureuse de la vie et de la nature avec qui elle fusionne totalement lorsqu’elle aborde un motif et nous communique sa chaleureuse vision du monde qui l’entoure. Sans cesse au travail, que ce soit pour dessiner, peindre ou même préparer ses encadrements, elle sait néanmoins profiter des bons moments de la vie autour d’un repas convivial entre amis ou encore  en préparant son pain. D’un tempérament chaleureux, elle aime partager ces bons moments et nous invite dans sa propriété en Bretagne à vivre quelques instants de bonheur dans l’un de ses quatre gîtes implantés à 800 mètres du parc de Branféré.

 

Corinne POPLIMONT nous invite aussi à découvrir son livre « Invitation à l’Aquarelle » préfacé par Nicolas Hulot. Je ne saurais trop vous le conseiller.    

 

 

Christiane RUIZ-JANCOVIC

 

Christiane RUIZ-JANCOVIC est d’origine espagnole et née en Algérie. Sans doute influencée par la lumière et les couleurs de ce pays, elle commence à peindre très jeune. A quatorze ans, déjà très douée pour le dessin, elle suit des cours de peinture avec un peintre espagnol. C’est ainsi qu’elle apprend la composition, l’influence et le jeu de la lumière sur les valeurs.

 

A dix-huit ans, elle quitte son pays natal pour la métropole. Elle continue à copier des tableaux de maîtres comme lui avait conseillé son professeur, pour se « faire la main » mais les enfants et son travail occupent tout son temps.

 

Ce n’est qu’en 1989 qu’elle se consacre entièrement à la peinture. Elle n’arrête plus de peindre mais, cette fois, des œuvres personnelles laissant éclater son imagination. Passant successivement du figuratif à l’abstrait en passant par le symbolisme, ses thèmes de prédilection étant des marines ou des femmes voilées inspirées par les souvenirs de son enfance. En 1992, elle expose pour la première fois à Deauville et le succès est au rendez-vous. Elle obtient le 2ème prix.

 

Depuis, Christiane RUIZ-JANCOVIC n’a cessé d’enchaîner les succès et les prix au cours de ses nombreuses expositions dans le monde. Sa peinture nous invite à la rêverie. L’harmonie des couleurs nous dévoile ses talents de coloriste et ses couleurs chaudes nous entraînent dans son monde où la nostalgie se mêle ou côtoie l’enchantement de sa facture moderne mais figurative.

 

Nous avons pu rencontrer Christiane RUIZ-JANCOVIC à l’Office du Tourisme de l’Isle-Adam en 2008. Cette invitation au voyage était fascinante de réalisme au cœur d’une facture abstraite et symbolique. Le mélange des genres est tout à fait singulier et propre à cette artiste mais de bon aloi pour le plaisir des yeux.   

 

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine chronique à la découverte de talents connus et reconnus, mais aussi méconnus ou inconnus et parfois même « cachés », pour que vive l’Art et les artistes qui ont autant besoin de reconnaissance que nos amis Poètes qui constituent par le verbe une puissance salvatrice face à notre monde violent et impitoyable ou « la raison du plus fort est toujours la meilleurs ». 

 

                                          

 

    

 

Par Jean-Marc RIVES - Publié dans : CHRONIQUE ARTISTIQUE de Jean-Marc RIVES - Communauté : CULTURE
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 17:07

 

LE DESSIN AU PIED DE LA LETTRE

 

Le talent ne s’apprend pas, certes il est inné, mais c’est l’amour le rêve et la passion qui sont à l’origine de toute création. De même, c’est la volonté, le courage, la persévérance, la foi et la confiance en soi qui peut faire « déplacer des montagnes » et réussir pleinement tout ce que l'on entreprend. Si, par bonheur, le ciel nous aide un peu, alors on peut atteindre les « sommets de la création », car nous ne sommes que les humbles serviteurs de cette magnifique « impulsion créative » qui nous pousse, mystérieusement, à atteindre les méandres de sa magnificence et de son génie créateur.

 

L'Art est avant tout une « expression libre » et plus elle est spontanée, plus elle gagne en originalité. « Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas que l’on n’ose pas, mais c’est parce qu’on n’ose pas que l’on ne sait pas » disait Sennec. Il est vrai que toutes les inventions qui ont révolutionné l'humanité ont été le fruit de gageures et de défis...  Oser dire ! Oser faire ! En choquant parfois mais toujours de manière positive et sans agressivité. Les artistes, à l’instar des grands inventeurs et des grands philosophes, ont à leur manière révolutionné l’humanité en apportant leur vision du monde et celle de la condition humaine.

 

A l’aube de l’humanité, les premiers hommes savaient dessiner sans avoir jamais appris. Leurs facultés d’observation, décuplées par un instinct de survie,  faisaient qu’ils savaient représenter les animaux ainsi que les scènes de chasse avec une étrange habilité et avec beaucoup de réalisme. Le dessin était pour eux un mode d’expression et de communication, bien avant la parole. On peut dire que c'est lui qui fût la toute première écriture et le premier moyen de communiquer mais aussi l’avènement des toutes premières « œuvres d’art ». Peu à peu, au fil des siècles, on a voulu « simplifier » le dessin et on a créé la lettre par le biais des hiéroglyphes et autres signes cabalistiques. En fait, petit à petit, on a codifié le dessin en créant la lettre mais on ne fit que compliquer les choses.

 

L’alphabet est né, mais avec lui « l’analphabétisme ». Aujourd'hui, on oblige l'humanité tout entière à savoir écrire pour communiquer… et dans des langages différents ! Il faut donc être très érudit pour savoir communiquer dans toutes les langues. Que de complications alors que le Dessin, lui, est une langue universelle qui se suffit à elle-même et n’a pas besoin d’être traduite pour être comprise par tous les peuples du Monde !

 

Les tous petits commencent toujours à communiquer par le dessin dès l’école maternelle et l’écriture vient ensuite, en toute logique. La calligraphie, encore en usage dans certains pays tel que le Japon, est une preuve concrète et « vivante », d’ailleurs, que le dessin est bien le précurseur de la Lettre et se confond parfois avec elle. Le dessin traduit le visuel alors que l’écriture traduit le verbe, bien que tous deux traduisent l’émotion, l’imaginaire et l’image appelée « métaphore » en écriture. Il y a donc là un paradoxe que de dire « je ne sais pas dessiner » lorsqu’on sait écrire et c’est une fausse idée qu’il faut combattre en se disant : « Si je sais écrire, je sais dessiner », sachant que le dessin est quant à lui une « écriture libre» par laquelle on pourra s’exprimer avec beaucoup plus de spontanéité !

 

Cependant, « libre » ne signifie pas « anarchique ». Il y a des règles à respecter dans toutes les disciplines et le dessin n’y échappe guère. Ces règles ne sont pas grammaticales mais obéissent aux lois de la physique et de l’observation de la Nature depuis l’antiquité par des physiciens, des artistes, des architectes et des philosophes tels que Vitruve, architecte romain né en 88 avant Jésus Christ ou Platon, philosophe grec né en 347 avant Jésus Christ. Elles sont fondamentales pour créer un équilibre harmonieux qui réponde aux canons de la beauté. Ces règles répondent d’ailleurs aux mêmes critères d’harmonie que l’on retrouve dans toutes compositions, qu’elles soient littéraires, musicales, architecturales, sculpturales ou picturales. Chacun possède sa propre écriture, selon son propre caractère et sa propre personnalité et c’est donc sa personnalité qui forgera ensuite son style et non sa manière de faire « n’importe quoi », car il ne faut pas confondre spontanéité et désinvolture ou graphisme et œuvre d’Art !

 

De nos jours, on a trop tendance à mettre l’Art à « toutes les sauces » et à considérer que toute expression libre est de l’Art. L’Art dit « moderne » est devenu un « fourre tout » que personnellement je déplore. En fait, il n’en est rien, car l’Art appartient avant tout au domaine du Beau. Il est l'essence même du Bien et du Beau par sa mission constructive et créative. Par définition, l’Art est « la science de l’esthétisme ». L’esthétisme étant défini, lui, par la théorie du Beau, de l’équilibre et de l’harmonie et cette dernière par le rythme que l’on retrouve dans la Nature. L’Art doit être un plaisir pour l’œil et un bien être pour l’âme et le cœur. Il doit nous transporter dans le rêve dont nous avons tant besoin et non pas tourner au  cauchemar !

 

Dans cette rubrique, je voudrais vous présenter des artistes que j’ai sélectionnés pour la beauté de leurs œuvres mais aussi pour celle de leur âme. Certains ont un parcours chaotique, d’autres plus serins, mais tous ont un point commun : l’amour de la Nature et de la vie. Tous nous délivrent un message, inconsciemment ou non, le seul message qui vaille : celui d’amour, de paix et de fraternité entre tous les êtres qui peuplent notre si belle planète, par delà tous les clivages et les incertitudes. 

 

Liliane LOINTIER

 

Après un passage à l’Ecole nationale des Arts Décoratifs à Paris, Liliane LOINTIER s’est consacrée à la peinture figurative d’expression moderne. Ses techniques sont variées. Gouache, Pastel, Aquarelles et Huile sur toile qu’elle maîtrise parfaitement. Aussi bien dans ses Natures Mortes que dans ses Paysages ou encore dans ses compositions florales, on y retrouve une puissance créatrice généreuse et expansive en harmonie avec le tempérament de l’artiste mais qui reste fidèle à la Nature qu’elle sublime.

Son œuvre ne peut laisser indifférent. A mi-chemin entre l’art figuratif et l’art abstrait, elle nous offre toute une palette d’émotions suggérées. Puissance, émotion, harmonie, sont les termes qui me viennent à l’esprit lorsque je regarde les œuvres de cette  artiste aux mille et unes facettes.

 

Lucien GONDRET

 

Fort de son succès, Lucien GONDRET culmine aux sommets de l’Art contemporain par son charisme et son talent. L’hexagone est sa principale source d’inspiration mais il  a pourtant conquis les Etats-Unis depuis 1986, puis le Japon et la Chine. Ses œuvres sont exposées régulièrement à New-York, Nashville, Boston, Washington, Osaka, Shangaï et dans bien d’autres pays.

Bien sûr il expose aussi dans de nombreuses galeries en France et, en bon « petit gars du Vexin » comme il le dit lui-même, il expose aussi régulièrement à la galerie d’Art du Vexin de Vigny.

 Inscrit au Benezit et couvert de titres honorifiques, Lucien GONDRET reste très humble. Il affiche un air bonhomme et sympathique qui cache un travail acharné. Talent, travail et opportunités sont à l’origine de sa réussite. Sans cesse en action, il produit inlassablement des œuvres de qualité comme s’il était missionné par une force invisible qui le pousse inexorablement à peindre.

Né en 1941 à MARINES au sein d’une famille nombreuse il a passé son enfance à CHARS, petit village du Vexin français. Il commence à peindre dès l’âge de 16 ans sur des draps tendus que sa mère lui préparait pour l’aider dans sa passion déjà très affirmée et expose pour la première fois au Salon d’Automne de l’ISLE-ADAM. C’est alors qu’il rencontre Jean COCTEAU qui lui dit « Votre amour de cet Univers cruel de l’Art est déjà beaucoup, il est rare que le cœur nous trompe, écoutez le vôtre ». C’est ce que Lucien GONDRET va faire. Son amour de la Nature décuple en lui son instinct d’observation et il exécute des œuvres très remarquées dès son adolescence. « Quand l’Art s’éloigne de la Nature ce n’est plus au cœur qu’il s’adresse », dit-il.          

Dés lors il ne va plus s’arrêter de peindre et exposer tous azimuts, en France et à l’Etranger. Il peint le Vexin, bien sûr, mais aussi la Bretagne dont il en tombe amoureux au hasard d’un voyage. Elle va devenir son terrain de prédilection et sa source d’inspiration première pendant de nombreuses années. Ses ciels nacrés et la luminosité éclatante des maisons bretonnes y sont reproduits avec maestria dans les œuvres de Lucien GONDRET et les rochers apparaissent en relief selon une technique qui lui est propre. Le travail de la matière, au couteau, est très singulier lorsqu’il peint à l’huile mais ses aquarelles sont d’une transparence aussi étonnante et le dessin y est très précis. Petites barques à marée basse et bouquets de fleurs vont longtemps être son apanage.

Nommé Directeur du Service Culturel de la Mairie d’OSNY au Château de Grouchy, Lucien GONDRET va, parallèlement à son Art, rechercher des peintres pour la Galerie du Château et le Salon du Val de Viosne. Mieux que personne, il va offrir aux osnyssois des expositions de grande qualité. 

 A la retraite depuis peu, Lucien GONDRET est revenu à ses premières amours : le Vexin et a changé sa technique. « J’ai plus de temps pour peindre » dit-il et sa production est encore plus importante. Sa nouvelle technique consiste à laisser un temps de séchage plus long pour ses peintures à l’huile qu’il reprend ensuite par des glacis d’un très bel effet. Les villages du Vexin et la campagne y sont campés de manière magistrale en toutes saisons.

Lucien GONDRET est plus qu’un peintre naturaliste et figuratif d’expression moderne. Sa facture au couteau se situe à mi-chemin entre le cubisme, le réalisme et l’expressionnisme, ce qui lui confère un style authentique résolument « moderne » au sens le plus noble du terme.

 

Michel LENEVEU

 

Chaleureux et considérant tous les artistes comme sa propre famille, Michel LENEVEU préside le Salon de Printemps PRISME ET NUANCES de l’Iles-Adam qui a vu le jour il y a maintenant plus de dix ans. Il est aussi un aquarelliste d’un incroyable talent depuis plusieurs décennies. Son amour de la Nature lui a donné l’inspiration et le désir de peindre. Depuis plus de vingt ans, il expose en région parisienne et en Bretagne. Son bon cœur et sa gentillesse se retrouvent dans ses œuvres. On ne peut rester insensible à son Art parce qu’il est le reflet de son âme pure et généreuse. Une émotion intime s’en dégage et une pureté des sentiments qui nous imprègne d’une fraîcheur presque juvénile. Chaque œuvre de Michel LENEVEU est d’une sensibilité exacerbée par sa passion de peindre la beauté de la Nature.

Que ce soit des paysages d’automne ou d’hiver, des scènes de rue, des marines ou des nus, tout est traité en tons limpides et en tâches de couleur harmonieusement posées, directement « dans l’eau », sans artifice et sans fioritures inutiles. Michel LENEVEU a perfectionné sa technique d’années en années pour parvenir à une perfection du dessin remarquable et une facture qui nous va droit au cœur.

 

Daniel LAFORGE

 

Le dessin a passionné Daniel LAFORGE depuis sa plus petite enfance. Exprimer le mouvement, capter la vie et la transcrire sur une toile est pour lui une expérience qui a façonné sa vie d’artiste. Comment ne pas s’émouvoir devant ses œuvres hautes en couleurs et riches en émotions. Quelle beauté dans l’âme et quelle sensibilité faut-il avoir pour interpréter ainsi des atmosphères de joie, de musique ou de tauromachie à la gestuelle pathétique ou encore des bouquets remplis de fraîcheur.

Daniel LAFORGE aime la vie et la gigantesque palette de couleurs qu’elle nous offre. La peinture à l’huile est sa technique préféré parce qu’il peut travailler la matière et les reliefs à sa guise. Ses couleurs sont chaudes comme son cœur et ses lumières transfigurent son amour de la vie.                     

 

Aymeric NOA

 

Aymeric NOA est né à Montmorency en 1958 et peint depuis son plus jeune âge. Il expose à douze ans et remporte déjà un vif succès. A seize ans, il peint des portraits très ressemblants des membres de sa famille puis il apprend les techniques du dessin et de la peinture sur des ouvrages spécialisés. 

Son parcours est atypique et singulier. Il poursuit des études scientifiques universitaires jusqu’à l’âge de vingt trois ans et délaisse un peu son art mais il va très vite être « rappelé à l’ordre ».

En 1983, une vision lui annonçant la mort d’un être cher va contredire ses études cartésiennes et le faire entrer dans un monde mystique.

Il étudie alors l’Astrologie, la Graphologie et la Psychologie au Conservatoire National des Arts et Métiers et ses œuvres vont essentiellement faire référence à la représentation des signes astrologiques.

En 1992, il subit avec beaucoup d’émotion la disparition de son père qui va lui apparaître et même lui parler après la mort. Il devient alors « médium » et communique avec lui par la technique du « dessin automatique ». Les années 1992 et 1993 vont nous donner des œuvres telles que « Spiritus », « Envol d’une âme » ou encore « Mon enterrement ».

Fasciné par l’au-delà et le paranormal, il commence à écrire un livre sur le sens de la vie et de la mort qui ne verra jamais le jour et ce n’est qu’en 1997, à l’âge de trente neuf ans, qu’il décide d’embrasser le métier d’artiste peintre. 

Hélas, le destin va en décider autrement car il est frappé par une infection post-opératoire à la suite d’une intervention chirurgicale en 2001 et se retrouve dans un fauteuil roulant, incapable de peindre et coupé de la société.

A force de patience et de courage, il va peu à peu retrouver son chevalet et nous donner des œuvres dans lesquelles il va sublimer son amour du Beau et de la vie dans tout ce qu’elle comporte de lumières et de couleurs.

A travers son art, nous découvrons la sensibilité d’un homme meurtri mais qui nous délivre un message d’espoir et d’amour qui transcende ses souffrances pour nous apporter la joie et le plaisir de vivre tout en s’interrogeant sur la mort. 

 

Anne LEONARD   

 

Née à FONTENAY AUX ROSES en 1964, Anne LEONARD est certainement l’une des artistes les plus hétéroclites dans sa façon d’exprimer tout ce qu’elle porte en son cœur par le truchement de la peinture à l’huile. Bretonne par ses parents et libanaise par sa famille adoptive, elle en a gardé le caractère bien trempé et l’âme chaleureuse qu’elle projette sur ses toiles à sa manière.

Passionnée par la vie et l’œuvre de Camille CLAUDEL, elle commence par étudier la sculpture aux Beaux Art mais va se tourner très rapidement vers la peinture à l’huile qui lui permet de travailler la matière au couteau et à la spatule tout en y ajoutant les couleurs de son enfance.

Sa facture est admirable dans la précision du trait et la lumière qu’elle évoque avec beaucoup de réalisme. Les drapés sont tactiles et les glacis intenses.

Anne LEONARD a créé un art nouveau, entre réalisme, symbolisme et abstrait. Nous découvrons dans son œuvre la sincérité de l’artiste par ce désir de nous transmettre sa passion et ses souvenirs d’enfance même s’ils sont parfois suggérés et à peine évoqués. 

 

Bernard FIDELER

 

Après avoir longtemps travaillé en solitaire dans son atelier et exposé avec parcimonie au hasard des salons,  la carrière de Bernard FIDELER démarre en 1998 lorsqu’il expose à la Galerie de Passy. Son succès fulgurant et mérité le propulse sur le devant de la scène et lui donne encore plus d’énergie pour nous offrir une œuvre exceptionnelle par sa beauté et sa chaleur.

Ses nus féminins, d’abord campés de manière magistrale avec une précision du graphisme qui démontre une parfaite connaissance du dessin, nous entraînent peu à peu vers une sensualité suggérée, en suspension dans le cosmos, comme s’ils étaient l’émanation d’un rêve ou d’un fantasme.

Bernard FIDELER travaille la peinture à l’huile avec douceur, à l’instar de la douceur de ses personnages. Tenté par l’abstrait mais résolument figuratif par la beauté des êtres qu’il représente, ses œuvres sont hautes en couleurs et emplies de chaleur. Elles sont à la fois charnelles et pudiques. La sensualité d’un genou ou le galbe d’une cuisse suffit à provoquer le but escompté : la beauté charnelle.

 

Catherine DE KERHOR

 

Catherine DE KERHOR possède une maîtrise de gestion mais c’est l’univers de la mode qui la passionne. Après avoir obtenu un diplôme à l’institut français de la mode elle se tourne vers l’histoire de l’art puis s’oriente vers la poterie.

Le plaisir du modelé la conduit irrésistiblement à la sculpture. Fascinée par l’harmonie des corps, elle entreprend des sculptures en terre cuite puis en bronze.

A l’apogée de son art, Catherine DE KERHOR expose ses nus figuratifs dans des lieux prestigieux comme le Salon des Artistes indépendants et le Grand Palais. Ses œuvres très expressives nous font sentir le plaisir de malaxer la matière. Elles sont emprunts d’un charme et d’une sensualité palpable.

 

Daniel BOCIAN     

 

Daniel BOCIAN est né en 1952 dans la région parisienne. Très tôt, il est attiré par la mode et la couture. Le destin va en décider autrement car il est orienté bien malgré lui vers la chaudronnerie. Mystérieusement, cette orientation va susciter en lui une passion et cette passion « prédestinée » va dévoiler un talent d’artiste incomparable. 

Les sculptures de Daniel BOCIAN « réduites à leur plus simple expression » traduisent le mouvement et la vie d’une manière extrêmement réaliste.

Le métal est découpé, chauffé à la forge ou au chalumeau puis martelé. C’est là que l’artiste se substitue à l’artisan pour interpréter des personnages « vivants. »    

Daniel BOCIAN est un homme qui aime la vie sous tous ses aspects et tout le monde se retrouve dans ses figurines anonymes tant les attitudes sont universelles.

Les gestes sont tendres, affectueux et sensibles. Ce sont des instants de vie figés dans le métal, un matériau pourtant froid au départ mais qui devient chaleureux comme l’artiste lorsqu’il est travaillé.

Voir les œuvres de Daniel BOCIAN, c’est découvrir la vie à travers le métal mais surtout l’harmonie des formes parfois presque sensuelles que l’artiste nous dévoile avec un talent admirable.

 

Hélène COLLIER   

 

Hélène COLLIER, alias Léna, est une artiste d’une très grande sensibilité et d’une très grande humilité. Son travail est remarquable et son talent indéniable. Pourtant, elle s’ingénie à minimiser ses créations.

Léna nous offre des compositions florales d’une beauté exceptionnelle qu’elle exécute à l’aide de pétales qu’elle recherche et qu’elle trie de façon à ne garder que les plus beaux. Elle les agence ensuite sur un support cartonné et les place de façon harmonieuse pour qu’ils représentent un bouquet de fleurs dans un vase ou encore un papillon, un oiseau et bien d’autres motifs. Elle encadre le tout sous verre et y rajoute parfois un poème.

Ses compositions font appel à plusieurs techniques créatives cumulées. D’abord pour la recherche, le trie et la préparation des pétales. Ensuite pour l’idée du sujet et sa mise en place et, enfin, pour l’encadrement.

Son amour et sa passion pour les fleurs, depuis de nombreuses années, ont inspiré son génie créatif et l’ont amenée à réaliser des œuvres très raffinées, avec beaucoup d’habilité et de minutie, pour le plaisir de l’œil et la sérénité du cœur.   

 

    

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine chronique à la découverte de talents connus et reconnus, mais aussi méconnus ou inconnus et parfois même « cachés », pour que vive l’Art et les artistes qui ont autant besoin de reconnaissance que nos amis Poètes qui constituent par le verbe une puissance salvatrice face à notre monde violent et impitoyable ou « la raison du plus fort est toujours la meilleurs ». 

 

 

Par Jean-Marc RIVES - Publié dans : CHRONIQUE ARTISTIQUE de Jean-Marc RIVES - Communauté : CULTURE
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